Lettre 95. ReiniSt octobre
7. Lettres 142 et 143. L'en valusse ur mourut dans l'automne de 988. — 5L Havet {p. 127, n, 1) place à cette date la mort d^Oïlbod ; noua avons dit notre avis à ce sujet (p. précèd., n. k). — En réalité ia mort d'Oïl b<îd sur la(|uelle nous n'avons aucune date précise doit se placer au début de 98$, peu avant celle de Lothaire.
190 NÉGO^IATïOÏSS AVEC i/eMPIRE [m]
L'abbé alors élu fut le célèbre Abbon, qui devait jouer un rôle si important dans Teûseignemont et dans les affaires de rÉj^lise à la tin du x*" siècle ^
Au milieu de Tannéo 986, les négociations entré la cour de France et celle d'Allemagne, entamées sans doute a Tentrevue do Rerairemont, sepoursuiTaîent et semblaient devoir aboutir bientôt à une paix définitive. Du moins Adalbéron Te opérait et écrivait (juin-août) à Timpératrice Théopliano la lettre suivante qui témoigne que, sous Louis V comme soas Lotbaire, il était tout dévoué à Tempire : « Si jusqn a ce « jour je vous ai bouorée comme ma souveraine, â cause des i< mérites de votre très excellent époux, auguste et ton jours ff illustre, vos propres bienfaits et ceux de votre fils perpè* ff tuent mon dévouement et augmentent mon attachement à w vouî^ et aux vôtre?;. Notre église conserve entre ses printi cipaux trésors un gage de votre affection envers nous. Que (^ Saint- Rémy ressente donc la protection d'une si grande ti suuveraine en recouvrant tous les biens qu'il a perdus» û ti cela est possible^; je le demande au nom des mérites de w ce grand saint et au nom des services que je suis prêt à K vous rendi'e si voua les agréez. Puissiez-vous nous faire « ressentir à nrms aussi les effets d*une faveur déjà bien ff déclarée en daignant nous instruire par un envoyé, ou a mieux encore par une lettre, de la paix qui va se conclure <f avec notre roi ou de ses conditions; nous sommes prét^ " autant qu'il dépend de nous, à vous témoigner en toutes « choses le dévouement le plus sincère- De cette manière, il K nous sera plus facile de veiller simultanément à vos iute- « rets et aux nôtres \ a
Une surprise désagréable attendait l'archevêque. Il croyait à la paix, il trouva la guerre. Louis V, nous l'avons dit> avait différé sa décision sur sa conduite vis-à-vis du duc àè
i. Sur les événements i\m précèdent et sar Âbbon. voyez; C^ftam,.irfto«^ éiK d'Orif'^ans, Cuissard-Gaucherun L'école de fkury-sur- Loire, z\ï. IX et X ; Pardiac, ffisioire fie saint Ahhon, p. 23G à 243.
2. Cette demande fut exaucée. Le 27 novembre 986, Otton llf reslima à Saint- liéray les biens <)ue lui avait donnés Gerberge en 96& et qui lui avaient été enlevés. Historietis de France, IX, 666 et 3%.