PREMIER SIÈGE DE LAÛN [9S
et Tévêque Ascelin et de ne pas se laisser enfermer dans LaonV
Depuis le commencement de Tannée les rois Hugues et Robert rêi^idaient àCompiegne. Ils y tinrent un grand plaid auquel assistèrent rarchevêque de Reims ^ Ascelin, Ségniû, archevêque de Sens qui s'était rendu auï menaces de Hugues, Daiberl, archevêque de Bourges, Gautier, comte d'Amiens et ses trois fils, Gautier, Geoffroi et RaouL Ils j coiitîrmèrent les privilèges de labbaye de Corbie, puis, le 4 juin, les immunités de Sainte-Colombe de Sens, Ce fut alors qu'ils apprirent la prise de Laon. Ds en furent vivement affectés. Laon était la capitale du royaume. Sa chute portait un coup sensible h leur autorité et à leur prestige, a Toutefois ils ne « précipitèrent rien, mais, comme ils avaient coutume de le « faire en tout, ils examinèrent les choses mûrement, dissitt mulant la douleur qu'ils éprouvaient ^ ïj Ils commencèrent par réunir un concile qui excommunia Chaiies et Arnoui ', mais cette sentence ne produisant aucun résultat, ils firent longuement leurs préparatifs, et ce fut à la tète de six mille cavaliers, armée imposante pour Tépoque, qu'ils mirent le siège devant Laon, au milieu ou h la fin de juin 988*, Le5