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5. Allusion non seulement à la prise de Laon, mais aussi au projet il de Charles de se faire couronner roi ; en effet, Emma, dans î^a lettre
(no 119). écrit: • Nolo ejus (Caroli) spiritum explicare quo sibi rejoua « inaniter promittit. » Il est possible que Charles se soit rapproché
228 RÉPONSE d'aDALBÉRON a CHARLES [988
« de mes ennemis *. J'en dirais davantage et vous prouvec( rais que vos partisans surtout sont des imposteurs et qu iis (( cherchent à faire leurs affaires à vos dépens, comme vous « en ferez Texpérience, mais ce n'est pas le moment. Cai* « déjà ceci même que je viens d'écrire me fait peur, et la « même peur est cause que je n'ai pas répondu à vos lettres c( précédentes ^ Nous trouvons très prudente cette parole: c( misquam tuia fidcs ^ ; c'est pourquoi nous pourrions en c< quelque manière avoir des traités, des conférences, des t( communications à ce sujet si mon neveu, l'évêque de Verce dun, pouvait moyennant otages parvenir jusqu'à nous. C'est K à lui qu'il serait permis de contier ces choses et sans lui « nous ne pouvons et ne devons rien faire » *.
Ces derniers mots nous font connaître que les comtes Eudes et Herbert, à qui Godefroi avait remis son fils Adalbéron comme otage le 17 juin 987 *, s'étaient rangés plus ou moins ouvertement au parti de Charles de Lorraine et lui avaient remis la personne de l'évêque de Verdun. Leur fidélité était d'ailleurs peu sûre. L'archevêque de Reims voulant éclairer Charles sur leurs menées devait prendre la précaution de mettre son neveu hors de leurs atteintes. Il ne négligea pas non plus le soin de s'adresser aux comtes eux-mêmes. Il envoya à Troyes, auprès de Herbert III, le clerc Renier, qui, après Gerbert, était son agent le plus zélé*, et il priait l'évêque de Châlons-sur-Marne, Gibuin, voisin du comte de Troyes, d'appuyer ses desseins auprès de celui-ci et de lui faire part du résultat de l'entrevue ". Grâce à toutes ces démarches Adalbéron de Verdun fut remis en liberté contre otage à la
d'Adalbéron dans la pensée que celui-ci consentirait peut-être à le sacrer roi.