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DEUXIÈME SIÈGE DE LAON

et il avait hâte de se disculper ; le roi lui rendit aussitôt toute sa faveur*.

Lé siège de Laon fut repris le 18 ou le 23 octobre. Hugues et Robert avaient rassemblé cette fois jusqu'à 8,0CX) hommes. Il fut tout aussi inutile que le premier. Charles avait profité de ces deux mois de répit pour réparer les murailles, agrandir et exhausser la tour*. Il fit une résistance tout aussi vigoureuse. La mauvaise saison menaçait, les jours diminuaient, les longues veillées fatiguaient l'armée : il fallut encore s'éloigner^. Hugues Capet était en outre préoccupé par une afiaire des plus importantes, qui malheureusement nous échappe presque absolument. Nous devinons, par des allusions contenues dans la correspondance de Gerbert, qu'il devait y avoir sur les confins de la France, de la Bourgogne et du royaume de Lorraine, une conférence entre des rois (?) pour l'établissement de la paix dans les « états et les églises du Seigneur ». Cette conférence, d'abord ajournée*, fut remise au début de 989 jusqu'au commencement du carême (mardi l" janv. au mercredi des Cendres, 13 février). L'endroit (fixé à la limite des trois royaumes) '^ et une vague allusion d'Ascelin à Adalbéron* font croire que la conférence devait avoir lieu entre

t. Richer (IV, 20). La lettre de reconnaissance qu'il écrivit à Tarchevêque de Reims est singulièrement obscure (lettre 140 de Gerbert). On voit seulement qu'il s*empressa de servir d'intermédiaire avec les rois. Richer raconte son évasion entre les deux sièges ; elle est donc antérieure au deuxième, c'est-à-dire au 18 octobre.

2. Richer rapporte ce fait après la levée du siège d'automne et avant celui du printemps, mais nous avons déjà dit qu'il fallait intervertir Tordre des sièges (p. 224, n. 4). Charles a donc réparé la tour après le premier siège, c'est-à-dire après fin août 988.

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