ARNOUL ET LE PARTI TMPÉRTAL
serait de retour du palais du roi de Germanie. Il ajoutait, faisant allusion à Gerbert: « C'est une bonne preuve que « nous resterons toujours unis par une sainte amitié et une « alliance indissoluble que de prendre, comme je fais, pour (c conseillers ceux qu'auprès de mon prédécesseur, dans le « loisir comme dans les affaires, vous avez toujours employés « comme intermédiaires \ »
Amoul, à peine installé sur le siège épiscopal. était dévoré d'une nouvelle ambition, obtenir le palliuni. Excité évidemment par Gerbert, il se résolut à aller à Rome pour avoir une entrevue avec Timpératrice Théaphano, qui y résidait depuis le 25 décembre précédent*, et, grâce à sa toutepuissante protection, gagner la faveur du pape Jean XV, Hugues Gapet fut informé de ce projet et y fit immédiatement obstacle. Effrayé de voir le nouvel archevêque se rapprocher si vite de Tempire, il lui défendit de quitter le royaume. Arnoul écrivit alors par rintermédiaire de Gerbert à un grand personnage de la cour impériale, pour le prier d'agir en ami, d'obtenir le pallium du pape et de lui l'aire conserver les bonnes grâces de l'impératrice Thèophano. Le fils de Lothaire était décidé à passer outre à h\ défense de Hugues et il osait écrire : « Nous serons, si Dieu le permet, « à ses ordres à Pâques (31 mars) et personne alur;^ ns « pourra nous empêcher de lui offrir, à elle et à son fils^ les c< assurances de notre fidélité et de notre dévouement ^, »