Û ÉCHEC DE HUGUES CAPET
que lorsqu'il apprit que Charles sortait de Laôn et marchait à sa rencontré. Grâce aui secours que lui fournit prûbablement son partisan, le comte Herbert* et surtout son neveu Aruoul, qui lui amena les chevaliers et les iDiUces Je l'archeveclié de Reims \ il avait pu réunir quatre mille hommes. L*armée de Hugues était supérieure en nombre. Le roi craignant même d'être <f gène yar trop de monde et embarrassé de ses propres forces », divisa ses troupes en trois corps. Il devait combattre à la tête du premier, le second formait la réseiTe, le dernier devait enlever le butin et sans doute garder les bagages. Ces dispositions étaient excellentes, Hugues fit preuve d'une tactique supérieure à celle que déployèrent ses descendants, Philippe VI et Jean II, aux batailles de Crécj et de Poitiers. Il est vrai que pour le courage il leur était fort inférieur. En effet, au moment de donner le signal du combat, quand Charles se teïiait sur la dêfensiye et priait Dieu de protéger sa petite armée, Hugues s'arrêta, hésita eU après une délibération avec ses vassaux, prit le parti... de battre en retraite. Charles n*avait pas assez de forces pour le poursuivre; c^était déjà beaucoup d'avoir inspiré à son
vint à détourner les rois de s'approcher de Heîms et empêcha ainsi le pillage des biens de son ami (lettre 177), Ce passage et le récit de Ri cher nous montrent que lorsque Hugues commit ses ravage.^, les moissons ou la vendange n'èt aient pas encore complètement terminées. Cette guerre ne peut donc être poiitê Heure au moiîi de septembre; et comme elle na été entreprise qu^aprè^ Téchec de la raisâion envoyée à Rome» les ambassadeurs ont dû être de retour à Senli^ ao milieu de septemhre, au plus tard ; ce qui s'accorde avec ce que nous disons plus haut, p. 267, n^ 4.
l. K Quem (Carolum) incedentem Arnulfus comitabatur j», dit Rîcher (IV, 39) dont Tauterité est absolument c<jnfirmée par les Àcte^ du concile de Snînt-Basle. c. 31 ; h .,, suorumque militum copias sab « signis Karoli contra eumdem regem in aeieconiitituisse (Arnulfum), H et insuper criminis regiae majestatjs reum esse, jj Cf. lettre à Wilderod. (Havel. p, 205): « conjuratumm manum contra &uum reg«m tt ejusque exercitum in aciem sub sîgnis Karoli produxit (Arnulfus). » — Cette phrase suit immédiatement celle où Ton reproche à Arnoul d^avoir eu un entretien aven Théophano (cf. p. 2Sl) ; jïar suite d*une méprise on a cru que « fluorum militum copias » se rapportait à Théophano et que celle-ci avait fourni des secours armés à Charles. C'est une erreur complète. Les deux faits sont distincts et il n'y a aucun doute que ces mets s'appliquent à Arnoui .