Voy. plus haut, p
28E LOUIS, FILS DE CHARr^ES DE LORRAINE [^i-f
évidemment des desseins sur le jeune Louis, car nous voyons les rois Hugues et Robert, effrayés, réclamer a Ascelin, eioh seulement la citadelle de Laon, mais la personne du jeuoe prince <f dont ils lui avaient confié la garde' », Que s'étaii-il donc passé depuis 991 pour que Louis eût été confié à Ascelin? Nous pensons qu'après la mort de Charles, arri\^ée à Orléans peu après 992, Hugues Capet relâcha sa femme et ses filles, laissa à Orléans Arnoul (le fait est certain), et donna Louis en garde â Tévêque de Laon dont il se croyait absolmnetit sur (bien à tort comme on vient de le voir). Si Charles avait vécu encore en 995, il me semble qu'Eudes de Chartres et Ascelin auraient intrigué en sa faveur plutôt qu'en celle d*un enfant. Ascelin refusa d'abord de rendre Louis et la ville de Laon. Sa trahison fut avouée dans un entretien avec les rois\ Mais leur en obéit-il davantage? Le fait est douteux. Quatre ans plus tard, en 999, Robert était oblii^ê d'appeler à son aide Baudoin, comte de Flandre, pour assiéger Laoa*; et Tannée suivante» Gerbert, devenu le pape Silvestre II, citait à Rome le traître incorrigible*. Il ne serait donc pas impossible que Louis soit resté aux mains d' Ascelin jusqu'en Tan KXW. Depuis lors nous ignorons absolument le sort de Louis comme celui de son frère Charles ^
Louis a longtemps passé pour lo premier des Landgraves de Ttiuringe. Échappé des mains de Hugues Capet et de Robert, il aurait rejoint son parent Conrad le Salique en 1025 et aui'ait obtenu de lui la Thnritige en fîef. Louis ^t le tt Barbu « aurait ensuite épousé Cécile de Sangerbausen ei