Havet, Lettres de Gerbert, p. 24 L
5. Selon David Blondel (t. JI. p, 257) le Cartnlaire df Saïnt^Pierre d'UzercJie contiendrait une charte^ ainsi datée : a Actum annoinc Oara « M Vin. lefrnante Robeilo et Ludovico et Carloino. » Celte daie a été citée ave(^ le millésime tOO^J par Mahilloii (Ann. Ben., t. H , p- '^^^ ad anti. y*î7). et avec le millésime lÛÛâ par D. llour^uef), t. X, p. \'i^^ il. a.) Cette r.harte ne se retrouve pus daiis le (^artukiirc d'L'zerclie pubL par M. Champeval, Butl. de ta Soc. des lettres, wUnces et arUt de la Corréze, t. IXà Xîl, 1887-1890),
aurait fondé cette maison des Landgraves de Thuringe qui s'éteignit en 1247 avec rfenri Raspon, le rival de Frédéric II*.
Cette tradition n*est pas aussi invraisemblable qu'elle le paraît de prime abord. Elle pouvait s'appuyer d'abord sur les chroniqueurs français eux-mêmes (Adhémar, etc.), qui prétendent que les fils de Charles s'enfuirent auprès des empereurs ; et ensuite sur un diplôme authentique de Conrad le Salique (Gozlar, 27 avril 1039), par lequel l'empereur, à la demande de sa femme Gisèle, donne à perpétuité au comte Louis, S071 comin, un grand nombre de domaines en Thuringe ^
Comment Louis pouvait-il être cousin de Conrad le Salique? Il l'était par Gisèle, femme de l'empereur ; en effet, elle était fille d'Hermann II, duc deSouabe, et de Gerberge*. Gerberge était fille de Mathilde et de Conrad, roi de Bourgogne. On sait que Mathilde était sœur de Lothaire et de Charles de Lorraine, père de Louis. Cette identification de Louis I, le Barbu, landgrave de Thuringe, avec Louis, fils de Charles de Lorraine, apparaît pour la première fois, à ma connaissance, dans VHistoria Erphesfordensis anonymi scriptoris de Landgraviis Thtirmgiae qui date du xv° siècle seulement*. Le