Art de vérifier les dates, éd. in-8, t. XV, p
2. Stumpf, Reichskanzier^ p. 172. Ce diplôme est inséré dans YHistoria Erphesfordensis^ p. 913.
3. Walteri Ilistoria monaslerii Marchtelanensis (Mon. Germ. SS, XXIV, 664) : a Hic Hermannus de egregia Francorum natus prosapia, « régis Conradi filiam de Burgundia, nomine Gebirgam régis Lotharii a sororis filiam, de regno et stirpe Magni Karoli, legittimo suscepit « conjugio. »
4. Imprimé par Pistor à Francfort en 1583. Rerum Germanicarum Scriptores, p. 9i 3-955 et 956-961. Cette histoire va du commencement dii monde à 1426. Deux jeunes princes de la race de Charlemagne, . Hugues(«tc)et Louis se seraient réfugiés en Allemagne en l'année 1025. Le premier devint vassal de Rardon, archevêque de Mayence, et eut un fils du nom de Wicman, qui mourut sans postérité. Le second, Ludovicus cum Barba accompagné de douze chevaliers, vint habiter en Thuringe près de la forêt de Loybe, entre le mont Kaltberg et Aldenberg, et acquit de nombreux domaines, qui lui furent confirmés par Tempereur Conrad. Il serait mort en 1055 à .Mayence, et aurait été enterré au monastère de S.-Alban (p. 908-955. Cf. p 956-961 : Historia secunda vel Annales potius brevissimi de veterum Thuringiae Lantgraviorum origine). — Cf. Mon. Germ. SS. XXIV, 819-822. Toutes ces assertions ont été reproduites par Guden dans son Historia Erfurtensit(f. 19); Besly, Sainte-Marthe(Gtfntfa/., l, 341-342), etc.
sptème eut beaucoup de vogue depuis cette époque. Nommons parmi ses partisans résolus : David Blondel*, Ba^onius^ le P. Pagi^ etc. Il fut néanmoins combattu dès le xvii^ siècle p:ir J.J. Chifflet* et Chantereau-Lefèvre^; mais le premier avait un parti pris évident ; le second y voyait à tort une invention du genre de celles du célèbre faussaire Rozières.
(.ette hypothèse, après tout vraisemblable, ne trouva pas crédit auprès de tous les érudits allemands. En 1781, un savant du Palatinat bavarois, Georges CroU, soutint dans une dissertation lue à Tacadémie de Mannheim que Louis le Barbu était fils de Conrad, frère d'Hermann II, duc de Souabe, et par suite cousin germain de l'impératrice Gisèle*. Mais sa prétendue démonstration n*est rien moins que convaincante, et les historiens de notre époque ont tendance à considérer le problème comme insoluble'.
Bien d'autres hypothèses ont eu cours du xvi° au xviii° siècles sur Torigine de Louis P*" de Thuringe. Leur examen nous entraînerait trop loin, et d'ailleurs serait hors de notre sujet, puisque nous croyons savoir que ce personnage n'était pas fils de Charles de Lorraine. On les trouvera exposées et sa-
1. Genealogiae Francicae plenior assertio, t. Il, p. 251 et 306-303.