‹ Les derniers CarolingiensChapitre 289 sur 376 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

k. Vindiciae ffispanicae, c. iv.

5. Considérations historiques sur la généalogie de la maison de Lorraine, !••« partie, p. 142-1 13.

6. Von den Grafen von Werla in Westphalen und ihrer Venvandchiift mit dem Salisch-Kaiserlichen Ilause dans les Acta hislorica academiae Palalinae, t. IV, p. IV, p. 474-524.

7. Voy. notamment Ch.-(i. Bottiger. Geschichte des Kurstaates, ûnd Komigreiches Sachsen. Hambourfr. 1830, t. 1. p. 94 et suiv. qui tend à ]K5nser que Louis-le-Barbu descendait des comtes alsaciens d'Eguisheim, mais ne trouve pas de raisons suffisantes pour emporter la certitude. — Warnkoenig et Gérard, llist. des Carol. (t. II. 422), après avoir résumé les opinions antérieures, ajoutent : « Cependant les rapports intiiues des Landgraves de Thuringe avec la maison de Louvain. semble donner à cette conjecture (l'origine carolingienne de Louis le rtarbu) une certaine apparence de fondement » Ce raisonnement est singulier : nous allons voir que les comtes de Louvain descendent réellement de Charles de Lorraine; s'il y a eu des mariages entre cette maison et celle des Landgraves de Thuringe, cela prouverait à conp sur que ces derniers ne descendaient pas d'un fils de Charles.

vamment discutées au tome III des Selecta juris et historiarum de Henri-Christian Senckenberg'.

Si, désirant connaître le sort des deux filles de Charles de Lorraine, nous ouvrons n'importe quel livre d'histoire, nous y verrons que Tune, Hermengarde, épousa Albert P^ comte de Namur, et l'autre, Gerberge, Lambert, comte de Louvain. Les Histoires de France font remarquer en outre que la race de Charlemagne remonta sur le trône par le mariage d'Isabelle de Hainaut, descendante d'Hermengarde, avec Philippe- Auguste. On est, aussitôt pris de méfiance. Aucune source contemporaine ne nous apprend qu'il y ait eu une fille de Charles nommée Hermengarde ; et l'on est dès lors porté à croire qu'on se trouve en présence d'une tentative généalogique ayant pour but de rattacher les Capétiens à la race de Charlemagne. Cette espèce de supercherie est très fréquente en histoire. On sait que les Carolingiens eux-mêmes ont voulu descendre des Mérovingiens ^ Néanmoins cette idée ne serait pas juste. On trouve les comtes de Namur rattachés aux Carolingiens *dans des généalogies sensiblement antérieures à Philippe- Auguste, dans celle de saint Arnoul de Metz, rédigée à Metz en 1164, et qui elle-même reproduit la Getiealogia comitum Buloniensiinn composée du temps de Godefroi de Bouillon entre 1089 et 1100. Ajoutons qu'une source à peu près contemporaine des événements qu'elle rapporte, les Gesta episcoporum Cameracensmm^, nous apprend qu'en l'année 1012 Robert le jeune, comte de Namur, prêta main-forte à Lambert, comte de Hainaut et de Louvain, pour

1. Francfort, 1735. Près de 200 pages sont consacrées à un examen approfondi de la question. Après avoir ruiné toutes les hypothèses antérieures, Senckenberg n'ose formuler un système bien arrêté. Il suppose (p. 158-159) que Louis I était un Hohenstaufen et cousin de Conrad plutôt que de Gisèle ; mais sans rien affirmer. Sa conclusion est même (p. 177) : « non posse originem Ludovici dilucide demonstrari. » — Voy. encore Ernst, Hist, du Limbourg, t. I, p. 409.

2. Hincmar prétendait déjà que Louis le Pieux se rattachait à Clovis par son ancêtre saint Arnoul de Metz (Annales S. Bertini^ ad ann. 869).

3. Le livre III a été rédigé par un chanoine anonyine de Notre- Dame de Cambrai entre 1044 et 1051. Mais l'auteur était ami de Gérard I, à l'instigation duquel il avait entrepris cet ouvrage (V. l'introd. de Bethmann). Il tenait de sa bouche, très probablement, les événements du début du xi« siècle auquel ce prélat fut mêlé.

attaquer Baudry, évêque de Liège, â Hougard près Tir lemoiit, (12 octobre). Ils firent prisonnier dans la bataille le comte Hf>rraann, fils de Godefroi de Verdun ; mais la mère du comte Robert lui rendit la liberté à condition qu'il les réconcilierait avec l'empereur Henri II qu'ils avaient offensé \ On remarquera que la mère de Robert de Namur n*est pas nommée; mais Lambert avait épousé une fille de Charles de Lorraine, comme nous allons le prouver ; on pc^ul coïijf^cturer avec une certaine vraisemblance que si Robert de Namur et sa mère vinrent à son aide, c'est qu'il existait entre eus: une relation de parenté, c'est-à-dire que la comtesse de Namur était bellesœur du comte de Louvain. Ce n'est là qu'un indice ; et trois raisons nous empêchent d'admettre avec certitude qu'une fille de Charles, du nom d'Hermengarde. ait épousé Albert, comte de Namur. 1" La seconde fille de Charles ne s'appelait pas Hermengarde, mais Adélaïde^; 2'' le nom du premier comte de Namur est inconnu, c est arbitrairement que les Généalogies lui donnent le nom d'Albert' ; 3** les plus anciennes Généalogies se trompent sur le nom du second comte de Namur ; elles le nomment Albert, en réalité il s*appelait Robert*. Cette erreur serait peu admiss^ible si ces Généalogies avaient été composées avec des sources vraiment

1. Geslaep. Camrrac, 1. III, c. 5 : si Ipso vero tempore ciim post No- « eheruin, sanctae momoriae episcn]nïm, IlaUlnctisL^ûdicensisecclesiP H adeptus est dignitatem, Lantbertuiiicumitein assumere în amîoitianï f l'Stimavit. utpote consanguineum et ideo adjutorem jtatriao futu- H rum...» (Gérard de Cambrai l'engaiîi^ à se méfier de ce pc^rsonjiagf, et à juste titre). « Episcopus enim cum in villa Huvardas (Hou^ard tt près Tirlemont) castellum rauniret... ipse LaatbiTtiis furoris sui oh^- « laculum videns, mox fide mutatiu congregata valida manu, lïolbci-dii o Namiirconsi comiti sibi adbibito* non enibuit prarsulem invadere; « omnibusque fugatis Hermannum tantummodo comitem, cui ei-at pa- ■ doris fiigere, ibi in aecclesia Sancti Gorgonii,,. captuin Halbenli ca- <t mitis custodiae commendavit.. lîatbodi comiti tj mater, siaiio usa If consilio, llerimannum comitem suifi sn nxlditnm ire promisit, ï;i prti H tanta commutations sibi gratiuiu amicorum ipwiuîs Herimanni et « îinperatoris, quem offenderat, resaitdrenL » il. [iir^chj Jahrà. des d, Beichsunler Ileinrich //, t. I, 330-331. 1. II, 199-200.

Page 1