Voy. S. Ilirsch, ouvr. cit., t. T p. 330. note L
\. On lui donne aussi le nom de Ratbode: mais c'est une mauvaise lecture de « Rotberdus » (voy. notf* l). t'o sciibe ignorant aura pris pour un o le signe abréviatif de la syllabe er.
authentiques. La troisième continuation des Gesta abbatiim Trudonensnim fait d'Hermengarde, comtesse de Naraur, une fille non pas de Charles, mais de son flls Otton \ Cette assertion ne soutient pas Texamen. Si Otton avait eu une fille, celle-ci n^aurait pu avoir en 1008 un fils en état de porter les armes. A cette date^ c'est tout au plus si elle eût été en âge d'être mariée.
Le mariage de Gerberge avec Lambert, comte de Hainaut et de Louvain, nous semble en revanche parfaitement historique. Il nous est d'abord attesté par la Chronographia de Sigebert de Gembloux : « Raginerus Hathuidem filiam, Hugonis postea « régis, Lantbertus vero Gerbergam, filiam Karoli ducis, <c duxere uxores. » Sigebert a seulement le tort de mettre ces événements en 977. Cette date est celle du mariage de Charles et non de ses filles. Le mariage de Hathuide, fille de
1. Mon. Germ. SS., X, p. 382 : « Qui Otto absque filio reliquit post se « filiam, Hermengardem Namursi cometissam ; de quo etiam processit « Godefridus comes de Bulyon et dux Lotharingie, qui et postea rex « Jherusalem. » — Hermengarde aurait eu une fille, Lutgarde, mère de
Hermann Renier V
Baudry^ évêque de Liège (Voy. p. précéd , n. 1) : « Iste (Baldricus) fuit I
« fiiius Ottonis comitis de Los, ex Lutgarde, filia Hermengardis Na- « naurcencis comitisse, Ottonis prefati ducis filie, progenitus. Hujus « Baldrici frater fuit Giselbertus qui patri Ottoni post aliquot annos in a comitatu successit. » — Que Baudry, évêque de Liège, fût frère de Gilbert, comte de Los, le fait est certain ; Baudry lui-même nous l'atteste (Voy. Mon. Germ. SS., VU, p. 206, n. 36), mais qu'il fût arrièrepetît-fils de Charles de Lorraine, c'est impossible, car il monta sur le siège épiscopal de Liège en l'année 1008. — Lutgarde doit être identifiée avec une fille de Wigeric, grand-père de Godefroi de Verdun (Beyer, I, 266, n<> 206). Renier au Long-Col devait avoir épousé une autre fille du comte Wigeric; c'est le seul moyen d'expliquer comment son fils Lambert pouvait être cousin de Baudry, évêque de Liège, fils de Lutgarde (voy. p. précéd., n. 1), et pourquoi Gérard, évêque de Cambrai, refusa d'abord pour cause de trop proche parenté de marier Renier V, petit-fils de Renier au Long-Col, avec une fille d'Hermann, fils de Godefroi de Verdun, et par suite arrière-petit-fils de Wigeric. Wigeric
Lulgarde Gozlin N. (épouse Renier III au Long-Col)
Baudry Godefroi Renier IV
Lambert Henri
Hugues Capet, avec Renier, comte de Hainaut^ nous est raconté dans un diplôme de Philippe I"'. Richer nous est garant que Charles avait bien une tîile du nnin de Gerberge'» Les Gesfa adhatum Gemblace?îsium, composés par le même Sigebert nous fournissent un témoignage encore plus sûr que la Chronographia : Lambert, époux de Gerberge, put se croire des droits au duché de Basse- Lorraine quand Otlon, frère de sa femme, mourut vers Tan 1012 ^ Nous avons vu que le duché fut alors donné à Godefroi II, comte de Verdun, Trompé dans Mon ambition, Lambert s*allia avec sou neveu Renier ;fiis d"HaUiuide et de Renier IV) et livra bataille à Godefroi et à son frère Hfirmann. Il fut vaincu et tué k Fiorines le 12 septembre 1015 \ Sa veuve Gerberge et son lils Henri firent a Tabbaje de Gembloux pour le repos de son iune, des donaiions qui furent confirmées par l'empereur Henri 11 se trouvant â Liège le 27 janvier 101 8 ^ Sigebert, qui était moine de GeuibloQx^ a eu ces chartes entre les mains, il nous en a donné le résumé et a même transcrit le diplôme de Henri IL
L Pfister (Fiobert le Pieux, pp. 87-BB).