Voy. pi ILS haut, p. 277f
3. Sort gniii<i-père Gilbert l'avait déjn poftséd*^. On sait que Hilbcrt, mort en 939, fut le premier mari de Gorbr-rKe, jrnindmére de la reuirap de Lainbert ih^ Louvain, qui porta son nom.
4. Gcxla ip. f'Mtnerac.j 1. III, c. 7-9. Sî^rt bcrt, Chronographta, k lOio.
5. Si^riHJ^^pi ficsta abhalum Gembhringhtm, t! 32 : n Fmlein qyoqnp (T temporf- (1015, 12 sept.) commissa pii^nia in Florinis inter Uînlber- «t tiini comiteni.filium Ragineri Longicollii et Go(iefrîdum Lliicem. cuih w Larnhrilujî ihidem gladiis cesus aceepis^et vitiif? tînem, eunjuniL cjus* « CifrhFj'fjfi noitîlissima, peccatis viri sui compnnctn, m m animao ejiis « nbsoliitioneni et requiem quaereret per eieinoî^înarum remédia, voet luit ut eliaru aecclesia G emmêla cencis, cujnu îpse Cfimes defensor K fuerat, ex itclûto animae ipsius perst Iveret jnj^îler oraikuiiim munia. « t-nde s^dnbri accepte consilio, annileiiteHtbi filiu siio comité ïknnriro* (I fdiîdnin ])ropnetatis suae quod Tort usa x-ocatïir, in pajTochia Basciii. « Iradidit Gt nnrielacenhi loco. Et qnia ipse eûmes infra parocliiam « Ge^nniehiCÉSisum habebat aliquot niHTL.-os juie beneficii a n'*ïiaDianu « eolbti in virnlo Eyneis dicto, facto iteniin jn^ïtae commutaîîonîi; ra- Il tiodniii, Tai'tosam ipse recepit et ad jus benHicii huï Iranstulit. tt Eyneis vero jiroprietati aecclesiae GeniTrudac^ensis transcribi fecit, « q uod pro V i ci I îitatis oportunitate util ] ue pa rti mafîis accommodum f uil . ■ Qnod ne quîs postcrorum auderet couve llcre. corroboratum esst re^iae B manus auctnritate. ut docot conscriptio hujus cartulae. » — Suit le dipU'nae de Hettn II. Le jeune comte de bonvain y est nommé: « Hèln- H riens Mvîgellensisabbatiae advocatns)>{ilffm. Gernu SS,,Vin, p, 537).
LES FILLES DE CLfARLES DE LORRAINE 289
On comprend maintenant pourquoi nous attachons tant de prii à son témoignage. D'après la truisiême continuation des Gestes des abhes de SmiU-Trond, Ger berge aurait apporté en dot à Lambert^ comte de Hainaut, la partie du Brabant qui comprend Bruxelles et Louvain^ . Lambert a-t-il acquis Louvain et Bruxelles par sa femme ou bien ces villes lai venaient-elles de son grand-oncle Gilbert, duc de Basse- Lorraine? C'est assez diiïîcile à direV Remarquons toutefois que Charles, père de Gerberge, possédait Bru\e^es^ et il est bien probable que Louvain, si rapproché de Bruxelles, ne formait avec cette ville qu^uri seul comté-
Gerberge était-elle la fllle ainée de Charles? La question peut paraître des plus insignifiantes. Elle a passionné néanmoins des érudits, français et étrangers, aux xviJ° et xvm" siècles. Chifflet, dan.s ses Vindiciae Hùpaarcae, prétendait faire descendre d'elle les rois d'Espagne. Si elle était Taînée, le yéritabfo héritier du trône de France, c'était Philippe IV, On s'imagine la fureur avec laquelle David Blondel, ennemi juré de Chifflet, accueillit cette assertion téméraire qui inquiétait son patriotisme*. De Marne la combattit également dans son ffistoire de Nntnur^ par esprit local ; il voulait que la fille âlnée de Charles fût Hermengarde, mariée au comte de Namur f?j. Les preuves invoquées par ces érudits sont toutes plus puériles les unes que les autres. La question est insoluble et nous laisse d'ailleurs profondément indifférents. La
1. Mon. Germ., SS.,X, 382: «Qui LambertusinuicoremduseratGertt bergam, filiam Karoli, ducis Lotharingio scilient, ot ntim cain dotem « accepit uimm pailem ducatus Lothaniïgîp, sciUcet terram qun rmnc m vocatur Brabantia, continens hec opida : Lovanium et nriiXf*H()sciim et suis apendiciis oceasitme cujus primo et prîmus cornes? Lovaiiié. »
2. De Vadik^re attaque longuement (Ducs de Brabanl^ t. J, p. 261- 285) lopinion q«e Gerberge aurait apporté en dot a Lambert ]e. romtè de Louvaîn et l^abbaye de Nivelles. Sf s raisons snnt bien peu Gonvaincantes. II s'imagine que Lambert est le 2' comte de Louvain de ce nom et qu'il a existé sous Otton I" tin Lambert h^ auquel l'empereur donna le titre de comte de Louvain. ï!aîs le diplùme invoqué est d'une insigne fausseté (Voir Mon. Ger m,, biplomata, w 438, t. 1, p, 591). Quant à Nivellen, on ne peut rien affirmer, ni pour ni contre. Voy. aussi Hirsch (Jahrb,, !, 330 j note 8).