‹ Les derniers CarolingiensChapitre 293 sur 376 · CAUSES T>E LA CHUTE BES CAROLINGIENS · texte numérisé non relu

CAUSES T>E LA CHUTE BES CAROLINGIENS

pour assiéger daos Verdun sa propre faraille. Louis V êUit bien faible c>t incapable ; il consentit à se mettre sons la tutelle de Hugues Capot ; mais il lui suffit pourtant d*exprinier sa volonté de marcher contre Adalbéron pour que le duc des Francs obéît aussitôt, quoi quHl dut lui en coûter. Si le duc refusait dos secours, le roi en trouvait chez les prupres vassaux de celui-ci. Charles de Lorraine lui-même, ^um argent et presque sans amis, put résister victorieusement pendant trois ans aux efforts de son rival. On sait que si celui-ci remporta, ce no fti( pas grAcc à la supériorité de ses forces. D^ailleurs, nous le répétons, Hugues Capet était beaucoup moins dangereux que son père Hugues le Grand et son grand-père Robert.

Nous nous .sommes déjà expliqués sur le second grief allégué contre les Carolingiens*. Nous le considérons comme purement chimérique. Aucun document contemporain ne dit rien de pareil.

Quelles sont donc les causes qui ont amené la chute de la dynastie carolingienne?

Elles ne sont indiquées ni dans les documents de Tépoque ni dans ceux des siècles postérieurs. Tout ce qu*ils nous font savoir, c'est que Charles passait pour peu capable et que le trône paraissait mieux convenir au duc de France plus puissant que lui. Et encore cette ass(=^rtion, exprimée par le^ partisans de Hugues^ ne nouH garantit pas Topinion générale des contemporains.

Ce qui frappe dans cette révolution de 987, c'est qu'elle n'est nécessitée par rien et ne répond aux vœux de personne, à peine aux désirs de ceux qui en prudteroïit. Jamais Hugues Capet n'a eu Fidée arrêtée de renverser les Carolingiens déjà couronnés. Il se brouille avec Lothaire à plus d'une reprise, se révolte ouvertement contre lui, essaie de dominer Louis V, cherche à augmenter son pouvoir autant que possible, mais rien ne dénote chez lui le dessein arrùtt*

l. Voy- p. 208. CapefîguCj voulant expliquer rinsiiccès de Charles daiïE sa lentative au trône, a trouvé cette raison étoiin^mtê qu'il était Lorrain et que les Français du x* siàcle tiétestaient les Lorrains. Or 1* Charles n* était pas [.orraîu; 2« c'étaient ses adversaires, Adalbémn et Âsceiio, qui étaient nés en i.ûrraîoe-

y^PTJ^f'-»

Page 1