‹ Les derniers CarolingiensChapitre 300 sur 376 · Mon. Germ., SS., XXV · texte numérisé non relu

Mon. Germ., SS., XXV

2. Ibid,, SS., XXIV, 285, note 2. Ce passage semble inspiré du Libellus de Antechristo^ qu'Adson, abbé de Montiérender, composa au milieu du x« siècle pour la reine Gerberge. Voy. M igné, Patrologie, t. 101, col. 1295.

3. Nous n'avons pas la prétention de citer tous les textes où se rencontre le mot Carolingien^ mais les plus anciens et les plus curieux. Voyez encore Mon. Germ., SS., XXIV, U6, 117, 151, 217, 235, etc.

4. Philippide^ dédicace, vers 28 (p. 3 de Tédit. Fr. Delaborde). Le Sermo in tumulatione SS. Quintini, Victorici^ etc. (Historiens de France^ IX, 109; Mon. Germ., SS., XV, t. I, 271), qui paraît remonter au XI» siècle, donne plus justement le titre de Karolides à Louis le Bègue.

304 ORIGINE ET SIGNIFICATION DU MOT CAÂOLI.^'GŒ^ [App. 1]

« talium Francorum super reguo Lothani^ » 2* Thietmar: a Post haec autem imperator arnui studio ordinavit espeJi- « tionem isuam adversus Luthariuni regem Kareiingorum^ n 3" Annales Colomemes : « 978. Otto imperator exercitum duxit w super Carhnses'\ » 4*' lita secunda S, AdalàerCi : {97S)... « exercitus grandis nimis valde coDgrediuntur cum Karo- « Unis Francis*, » 5" Les Annales Altahenses appellent les Français Aar/mjî même au milieu du xi^ siècle*. Mais Tauteur qui fait le plus d'usage du mot Carolingien est ranonyme qui a rédigé les Gesta episcoporum Cameracensium vers le milieu du XI* siècle. Chez ce chroniqueur, ce terme désigne toujours les Français des x** et xi" siècles par opposition aux Allemands et surtout aux Lorrains* C'est ainsi que partes Karlensium^ signifie la France; le roi Lothaire est rex Karle?w'um\ les Karknses custumiae^ sont les coutumes de France ; levéque de Cambrai, Gérard, est né a non infimis parentibus Lotliarien» « sium atque Karlemium*; excressente denique dlacordia w inter Karlenses et Lotharienses aecclesia Laubien^is maie « labefaclabatur^*, >» etc. Cette expression était si bien entrée en usage que les chroniqueurs de TEmpire continuèrent â remployer longtemps encore après la chute définitive de la dynastie carolingienne. Pour euXj les Capétiens sont toujours fuis des Carolingiens. C'est ainsi qu'on ti'ouve dans les Annaks

1. VVïdukmd, L I, c. 29. On voit qu'ici Karoli a un double sens; il désigne : 1* le roi de France : 2*» ses sujets. WîdukJnd a été suivi par TAnnalista Saxo : « Et quia Odo regnuiu ab Arnulfo iraperatore « obtinuerat. qui super Teutonicos régnât^ haec fuit Ciiusa sequentis a jurgii KnroHngornm et Teutonicorura super Lotbarîngïœ regno » {Mon. Germ., SS., VI, 549), id,, Ekkehard (Ibïd., VI, IBl).

2 . Thietmari Mer se b u rgen s is ep tscop i cfirù nicon^ I . Il J . c . 6. ( J/un . Germ., 111, 76n. Tbietmar parle de l'eipédition d"Ûttoii 1! en France en l'an 978. Nous rappelons que Thietmar a composé son liyre 111 en 1013 (voy. Fr. Kurze, Neues Arehm^ XIV, p. 59 et ssO

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