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Éd. Lair, p. 263 et ss

348 LA GUERRE NORMANDE (959^968) [App. VIIl]

Conan, comte de Rennes et vassal de ThibaudT. Il est vraiseniblabic quoThibaud garda rancune à Richard de son inter- Yention en Bretagne et qu'à la mort de son père (11 novembre 958 ?}, Gooffroi GrtsegODelle, comte d'Anjou, hérita de se^ sentiments hostiles envers les Normands.

§ II. Avant que les hostilités fussent déclarées, Brunon. archevêque de Cologne, aurait convié Richard de Normandie à une entrevue en Amiênois'. Il est assez diflîcile de dater cette entrevue, qui est certainement antérieure à 961» début de la guerre. A la fin de rannêe960, nous voyons bien Brunon venir en France, mais c'est pour assiéger Troyes et Dijon. Loin de pouvoir se rendre à une entrevue en Annénois, Tarchevêque est aussitôt rappelé en Lorraine par la révolte de Robert de Namur et d'Immon de Chévremont^. L*année 959 conviendrait mieux. Nous savons en effet que Brunon se rendit alors à Corapiègne pour rtHablir la paix entre ses neveux* Aug. Le Prévost et M. Lair rapprochent le .séjour de Bruflon à Corapiègne, attfistô par Flodoard, de celui de Brunon en Vermandois rapporté par Dudon^ Il n'est pas impossible que l'archevêque de Cologne ait alors invité Richard à une entrevue en Amiénois ; mais cette conférence attelle eu le caractère perfide que lui prête Dudon? C'est plus que douteux et contraire à tout ce que nous savons du caractère de B^unon^ M. Lair tente d'expliquer le motif de Tentrevue en disant que Richard venait d'épouser Emma, sœur de Hugues Capet et d'Otton, neveux de Brunon; celui-ci aurait convoqué le duc de Normandie à une sorte de conseil de famille. Cette hypothèse a contre elle ce fait que le mariage d'Emma n est pas de 959, mais bien de 960', année où Brunon n'a pu avoir de

1. Chronicon Namnetense (Dom Morice, Preuvei à r histoire de Brelafjne.h 62. — Historiens de France, VII!, 277).

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