‹ Les derniers CarolingiensChapitre 75 sur 376 · GUERRE CONTRE ROBERT DE TIÎOYES · texte numérisé non relu

GUERRE CONTRE ROBERT DE TIÎOYES

A l*automne de 960 Lothaire et Brunon recommencèrent leur expédition contre le comte Robert. Lothaire, accompagné de sa mère, alla mettre le siège devant Dijon, et Brunon revint devant Troyes au mois d'octobre. La résistance ne fut pas d'aussi longue durée que Tannée précédente. Robert consentit à traiter et livra à Brunon deux otages ; celui-ci les remit aussitôt à Lothaire. Ces otages n'étaient autres que les traîtres qui avaient livré Dijon au comte de Troyes. Aussi le roi les flt-il passer en jugement ; l'un d'eux fut retenu prisonnier ; l'autre, fils d'un certain comte Odeiric, fut condamné à avoir la tête tranchée et exécuté, Ansegise fut rétabli sur son siège épiscopal. ^

Jusqu'alors Brunon avait échoué dans la mission de réconcilier ses neveux, en hostilité depuis? deux ans. Il y réussit enfin : sur sa médiation, Hugues et Otton vinrent trouver Lothaire et lui prêtèrent le serment de fidélité; en retour le roi établit Hugues duc des Francs et lui concéda en outre

1 Flod.,i4nn. (à 960): « Divionem quamdam munrtionem quam a régis Lotharii fidèles tenebant, Rotbertus, frater HenbertiT fidelem « régis se fallens dolo ingressus invadit, regiis expulsîs custodibus. « Ad quam recipiendam rex cum matre regina profectu&, ipsum obsi- « detcastrura. Bruno praesui cum Lothariensibu^ et aliîs sibi subdîtiij « illuc adveniens, obsides a Rotberto aecepit, quos régi tradîdit. « Quorum unus Odelrici comitis filius, proiJitor comprobatus et judî- « catus atque decollatus est, alter vivus retentas. î^ ~ Richer (111, il, 12). Son récit manque d'exactitude. îl confond en une seule les deux expéditions, omet la reprise de Dijon ^ et fait prendre de vive force par Lothaire la ville de Troyes. — Annales Nivern, ; « ^^<^^ m « ipso anno Bruno pontifex et dux venit cum raagno exercituin Bur- « gundiam et obsedit Trecas civitatem mense octobrîo, » — Anïsegise^ reconnaissant des bons offices de Brunon, consentit à lai céder les reliques de S. Patrocle. Brunon en fit la translation au monastère de Soëst, en Saxe, à la Pentecôte d'une des années qui suivirent. Francheville (p. 464) donne comme date le 9 décembre 963, mais sans s'appuyer sur aucun texte. Ruotger et la Translaîio S. Patroclii ne fournissent aucune date. Comme Brunon fit cette translation en compagnie de saint Odon du Kent, et qu'on place la mort de celui-ci le 4 juillet 959 ou 960, Kalcksteîn a dû en conclure que Ansegise avait été rétabli dans Troyes dés 959 (cf, p. 29, n. 2). — La vérité, c'est qu'on ignore au juste l'année, et même le jour, de la mort de S. Odon du Kent (BollandisteSy 4. Juillet, t. Il, p. 64), et que par suite, on ne sait en quelle année s'accomplit cette translation de saint Patrocle.

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