‹ Les derniers corsaires DunkerqueChapitre 2 sur 58 · AVANT-PROPOS IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS IX

Mais les armateurs dunkerquois opèreront à Amsterdam, à Hambourg, à Dantzig, suivant les progrès des armées françaises ; la débâcle venu, les archives qui conservent la trace de cette activité reculeront avec ces mêmes armées pour venir refluer sur Dunkerque. Cette fois, ce sera bien la fin de la guerre de Course. Il n’était pas besoin que la Déclaration de Paris de 1856 en proclamât la suppression : désormais, étant donné les conditiens de la navigation, les marines d’État seules peuvent pratiquer la Course ;.on l’a bien vu durant la dernière guerre.

On trouvera au bas des pages l’indication des sources de ce volume, établi comme les précédents à peu près uniquement sur des documents inédits. À celles utilisées auparavant sont venues s’ajouter plusieurs séries des Archives départementales du Nord, les archives de la famille Torris qui m'ont été libéralement ouvertes, et une copieuse correspondance entre le maire et le souspréfet de Dunkerque, tous deux armateurs en Course sous le premier Empire, qui m’a été obligeamment communiquée par M. Liénaert. Je prie M. Liénaert et M. Torris d’agréer mes bien vifs remerciements. J’en dois aussi à M. Henri Durin qui non seulement a mis à ma disposition divers curieux documents en sa possession, mais encore le relevé méticuleux qu’il a pris la peine de faire du mouvement du port de Dunkerque entre 1740 et 1815, et son minutieux dépouillement de la Feuille d’ Annonces pendant la période révolutionnaire et impériale,

Pour l'identification des noms de lieux, on se reportera avec fruit à la carte des Mers Étroites conçue expressément dans le but de situer les expéditions de nos

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