‹ Les derniers corsaires DunkerqueChapitre 8 sur 58 · CLIN EC · texte numérisé non relu

CLIN EC

Rouen.

Il en repart, déguisé en suivante de lady Flora Mac Donald, revient à l’île de Skye, de là s’enfuit en terre ferme, et, encore une fois de retour à Skye, s’y cache dans une grotte où pendant plus de huit jours il se nourrit uniquement de farine d’avoine délayée dans de l’eau. Le 10 octobre 1746, à cinq heures du soir, il débarque à Roscoff. Son extraordinaire aventure est terminée. Les deux corsaires qui le sauvèrent, l’Heureuse et le Prince-de-Contr, rendent ensuite le bord à Saint-Malo. Is remettent aux mains du commandant militaire quatre personnages étroitement gardés, que vise cet ordre du prince : « Je commande à M. de Pontcarré de Viarme, intendant de la province de Bretagne, de faire tenir sous bonne et sûre garde le sieur Macdonel de Barisdaël, son fils et ses domestiques arrivés à Roscoff sur le vaisseau le Prince-de-Conty, coupables de trahison et d’autres noirceurs contre moy, étant d’ailleurs extrêmement dangereux, et de ne luy pas permettre l’usage du papier et de l’encre, et d’en donner avis à la Cour. En foy de quoy j'ay signé. A Rennes, 12 octobre 1746. S. Charles-Edouard ». Le Prince a donné 100 louis à chaque corsaire, 50 pour les officiers, et 50 pour les équipages, ce qui paraît maigre. Les capitaines se sont « excusés » de recevoir un présent,en argent. Îls appartiennent aux meilleures familles de Saint-Malo : ils reçoivent chacun du roi un brevet de lieutenant de frégate (1).

Richard-Auguste Warren obtient letitredebaronnet, et Antoine Vincent Walsh celui de comte ; il a été élevé à la pairie d’Irlande le 20 octobre 1745, à

(1) Arch. Nat.) Marine, B° 445 f. 169-236.

Peu avant son retour en France, à quelqu'un qui remarquait combien 1l est triste d’être le jouet de la fortune, Charles-Édouard répondait : « Encore plus triste de l’être de la fortune et des hommes, » Dès son arrivée à Versailles, on lui donna « des soupers splendides » à titre de consolation (1).

Les 8 et 14 mars 1744, Maurepas a annoncé à Fran- |

çois Bart et à la Chambre de Commerce l’imminence des hostilités ; Le 15, 1l expédie la déclaration de guerre, avec un lot jones de marque.

Aussitôt, on rétablit comme jadis au Gris-Nez et au Blanc-Nez des guetteurs munis de listes de signaux.

On met en chantiers trois frégates de trois cents,

deux cents et quatre-vingts tonneaux. Le ror facilite les armements, et autorise la cession aux armateurs des vieux effets inutilisables provenant de ses vaisseaux. Plus spécialement favorisé, un nommé Gaucher, venu de Paris en avril dans lintention d’armer dix bateaux-pêcheurs, se contentera toutefois de mettre en mer deux petites frégates. Ce Gaucher est l’homme d’affaires du maréchal de Saxe, propriétaire des deux frégates.

L’Amirauté reprend ses vieilles traditions, et le procureur général donne tous les renseignements né-

(1), Lettres de Marville, II, 172, III, 36, 55, 110 note. — National Biogra- :

phy, t. LIX, p. 213.

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QUELQUES ÉPISODES DE COURSE 39 cessaires à son collègue de Boulogne, qui les lui demande, avouant que la matière lui est tout à fait neuve. Un officier d’Amirauté fonctionne à Gravelines ; Charles de Lorraine (1) en installe un à Ostende, où un subdélégué de l’Amirauté de la Flandre autrichienne interdit au Magistrat de prendre connaissance des affaires maritimes, « attendu qu’elles ne regardent que lu, ou l’Amirauté de Dunkerque ». Un oflicier des classes de ce dernier port vient ensuite à Ostende surveiller les équipages et les prisonniers de guerre, car les corsaires français ne tardent pas à y envoyer des prises (2).

Le TL avril au matin, la première entre au port de Dunkerque : elle est envoyée par le petit corsaire la Société, capitaine Pierre Dehau, qui l’a enlevée à l'embouchure de la Meuse.

Sitôt que les Anglais s’aperçoivent que des corsaires recommencent à sortir de Dunkerque, et bien avant la menace des préparatifs d'expédition de 1745, ils envoient des frégates mouiller devant le port : cinquante grenadiers et dix maîtres surveillent la côte de Mardyck à Gravelines pour prévenir une descente de nuit. À l’ancre entre le Brack et le Brebanc, elles ne gênent guère les petits corsaires, et le canon du Risban éloigne les chaloupes qu’elles détachent pour couper les filets posés en rade par les pêcheurs. Par

contre, pendant l’été de 1745, trois vaisseaux anglais

(1) Charles-Alexandre, due de Lorraine et de Bar.

(2) Arch. Nat., Marine, B° 419 f. 161, 239, 244, 491 f. 151, 354, 429 £. 122, 133. — Arch. Mar. Dunk., cart. 9 ; Rapports de Guerre, 1744. 135. — Arch. Com. Dunk., 202, liasse. — Chambre de commerce, Reg. des délib., 20 £. 156. — Placcaet boek van Vlaenderen, Gand, 1763, 8 février 1745. — Gilliodts Van Severen, Cartul. de l’ancienne estapple de Bruges, IV, n. 2408.

réussissent un coup de main : leurs commandants savent que deux corsaires de l’armateur Jacques Coppens, la Royale (180 tonneaux, 20 canons, 207 hommes) et la Duchesse de Penthièvre (180 tonneaux, 22 canons, 4 pierriers, 164 hommes), capitaines Pierre Lefebvre dit Juin, le père, et Jean Sallé, sont sur leur retour avec onze rançons et six prises, dont deux navires armés de huit canons et six pierriers, et une pinque de quatre cents tonneaux et vingt-quatre canons, chargée de tabac de Virginie. [ls les guettent au ouest-nordouest de la rade, les prennent entre leurs feux, et, après cinq heures de lutte, les échouent à la côte d’Ostende. Le comte d’Aunay obtient que les équipages des corsaires, au lieu d’être envoyés en Angleterre, soient échangés immédiatement contre des prisonniers anglais détenus à Calais.

Ces croiseurs ennemis gênent moins les corsaires que la navigation masquée. Rarement rencontrent-ils des navires marchands anglais : presque tous nawiguent sous pavillon et connaissements hollandais. Jacques Burgot déclare avoir visité nombre de navires évidemment masqués, & qu'il n’a voulu amariner crainte de plonger ses armateurs en mauvaises procédures et les faire succomber en dommages-intérêts ». La guerre à coups de papier timbré commence (1):

Malgré les chasses des croiseurs anglais, malgré la navigation masquée, malgré l’insuflisance du port, les corsaires ramènent pendant cette guerre pour

12.000.000 net de prises, correspondant au chiffre brut d’environ 35.000.000 de livres. De 1744 à 1748,

(1) Arch. Nat., Marine, B° 491 f. 18, 220. — Arch. Mar. Dunk., cart’9; Rapports de Cuerre: 1745, f. 163. — J. de Louis XV et les Tarots p. 161.

ET

QUELQUES ÉPISODES DE COURSE da

les sorties de corsaires armés à Dunkerque montent à cent quarante-cinq, sans compter soixante-dix armements pour le compte du roi. Les capitaines atteignent le nombre d’environ cent vingt. Fait nouveau dans la pratique de la course : ces capitaines et ceux de Calais et de Boulogne, tout en gardant une préférence pour leur port d’origine, naviguent fréquemment des deux autres; les armateurs procèdent de

même pour leurs armements (1).

Si la course a perdu de son ampleur à Dunkerque, s'il ne s'envole plus du nid d’aigle les bandes de frégates courant aux aventures épiques, les épisodes n'offrent pas moins d’héroïsme, d’imprévu, de brutalité, de tragique, et quelquefois, par contraste, de comique. Le roi ne donne plus de médailles d’or, mais des épées d’honneur, des gratifications en argent (2), des grades dans sa Marine et des croix de Saint- Louis, marquant toutefois une distinction entre les officiers bleus -qui sortent du commerce, c’est-à-dire de la course, et les nobles : Louis XIV s’était bien gardé de commettre une telle faute,

Le virus de la sensibilité contamine peu à peu les gens de mer. Pendant une chasse des Trois-Sœurs (15 tonneaux, 2 pierriers, 18 hommes), capitaine Pierre Allemès, un pistolet part accidentellement et tue un homme; ses camarades sont consternés au point que l’homme de barre gouverne mal et fait tomber les voiles sur le mât, ce qui donne au navire

(1) En 1745, on compte 18 corsaires à Calais et 15 à Boulogne. Voici des chiffres pour 1748 :

Dunkerque ,.... 11 corsaires, 106 canons, 80 pierriers, 852 hommes, le Ce 3 — 42 — 54 = ", 880 = Boulogne ......, 8 — 60 — 64 —? 1 545 —

(2) Michel Harinck refuse la gratification en argent, et revoit une épée,

poursuivi le loisir de s’échapper. Les capitäines consignent dans leurs rapports le souci de faire panser par leurs chirurgiens les blessés ennemis.

Les Anglais, eux, s’en tiennent à la ferme volonté de réduire l’adversaire français par tous les-moyens. Jean André, sur la Marquise-de-Brancas (45 tonneaux, 10 canons, 2 pierriers, 65 hommes) attaque une pinque anglaise armée d’artillerie, quand le feu prend à ses poudres : son navire saute, et coule (juin 1744). Le orand mât flotte encore; Pierre Nottebart, premier lieutenant, et deux hommes, s’y accrochent, et se «mirent à la miséricorde de Dieu ; alors ils crièrent de toutes leurs forces à bord du navire anglois pour en être sauvés, mais inutilement ; ils furent assés inhumains pour les abandonner dans leur malheur, et ledit anglois passant avec son navire près d’eux prirent leurs chapeaux en main et crièrent houra ou

vive le Roy ». Un pêcheur hollandais recueallit ces

trois seuls survivants.

Voici une autre scène : Jean Malgreson ramène une prise de Pierre Dehau; en vue de Dunkerque, deux vaisseaux mouillés dans les bancs montrent pavillon français ; il les reconnaît pour anglais et hisse pavillon de leur nation. Sa ruse ne les trompe pas, et tous deux le chassent jusque sous le canon de Flessingue. Se croyant à l’abri en eaux neutres, Mal-

sreson jette son ancre. Le gouverneur lui interdit de

descendre à terre, et ne s’oppose nullement à ce que l’un des anglais attaque et reprenne la prise française. Malgreson est empoigné, dépouillé, garotté, et jeté à fond de cale avec plusieurs de ses hommes. À Pun d’eux, un Anglais déclanche un si furieux coup de poing que le sang jaillit par le nez et la bouche : les

autres y trempent leurs sabres et en frappent les prisonniers français mis à nu, accompagnant les coups d’un concert de blasphèmes. Comme Malgreson refuse de signer un billet attestant qu'il fut pris en pleine mer, on le descend, lui huitième, dans une chaloupe sans avirons n1 gouvernail, envoyée en dérive à la merci des flots. Le vent le pousse à la côte : les Anglais reprennent Malgreson, obtiennent par la force le certificat mensonger qu'ils réclament, et débarquent

leurs prisonniers en Angleterre. Ceux-ci se donnent

pour des Hambourgeois qui ont perdu leur navire, se munissent de passeports pour Hellevoetsluys, gagnent Rotterdam, et enfin Dunkerque.

Pierre Lefebvre dit Juin, le père, peu lettré puis-

qu'il signe d’une croix, se conduit en psychologue

avisé : montant la S.-Anne (50 tonneaux, 6 canons, 6 pierriers, 72 hommes), il attaque un charbonnier anglais de cent soixante tonneaux, dont les gens refusent d’amener, font sauter leur coffre à feu et tirent par les meurtrières du demi-pont. Au moment d’être pris, ils rompent leurs armes, coupent et déchirent leurs meilleures hardes, même « des souliers neufs », uniquement pour en priver les capteurs. Interpellé, le capitaine anglais répond en se mordant les lèvres qu'il regrette de ne les avoir pas tués tous. Juin comprend parfaitement ; pour le punir « de sa fierté et de. son insolence », 1l le giffle, lui fait administrer quelques coups de corde sur le dos, après quoi, pour bien marquer le caractère de la leçon, 1l le fait manger à sa table, coucher dans sa chambre, et lui octroie de l’eau-devie et du thé chaque matin, et du vin à chaque repas.

En Hollande, l’accueil que reçoivent les Dunkerquois est frais : près de deux cents ans de luttes ne

LA) LES DERNIERS CORSAIRES

s’effacent pas aisément de la mémoire des hommes, et les Anglais ravivent ces souvenirs. L’un des matelots établis sur une prise par Édouard Bouvier, commandant le S.-Antoine (15 tonneaux, 2 canons, ë pierriers, 42 hommes), se grise d’un Roi de la journée à l’autre, frappe ses camarades à coups de sabre, et en mord un à la cuisse jusqu’au sang. Pour arrêter ce désordre, k capitaine de la prise relâche à Rotterdam : là, la populace l’assaille, excitée par des marins anglais qui font pleuvoir des pierres sur les Français. Ces derniers évitent d’être assommés en sautant dans une chaloupe et en passant sur l’autre bord de la rivière; assallis à nouveau comme ils veulent se rendre chez leur consul, 1ls se sauvent à La Briele, où on les laisse tranquilles. On a vu que les Hollandais ne garantssaient pas la neutralité de leurs eaux contre les attaques des Anpolais.

En Flandre autrichienne, alors que sous Louis XIV Flamands espagnols et Flamands français des côtes sympathisaient, le gouvernement a suscité à la longue une animosité parmi ces populations maritimes contre les Dunkerquois. Gaspard Hoest, forcé par un senau anglais d’échouer son cotre le T'urpin (50 tonneaux, 4 canons, 14 pierriers, 43 hommes), près de Blanckenberghe, se voit repoussé par les gens assemblés sur le rivage ; un pêcheur cherche à le perdre sous le feu de l'ennemi en lançant trop près l’ancre sur laquelle Hoest compte pour se déséchouer. Mathieu Dumont survient, révenant de conduire une prise à Ostende. Hoest lui confie trois otages de rançons, se déséchoue enfin, et gagne Ostende. Un garde-côtes arrête Dumont ; on le traite de « chien de François... et mille autres insultes à la nation »; un agent de police le

conduit au bourgmestre, qui lui ferme au nez portes et fenêtres en criant bravement de l’intérieur qu’il refuse de parler à des canailles. La populace le raille de cette belle réception ; 1l s’en débarrasse en lui jetant de l’argent. Alors seulement il peut louer un chariot pour mener les otages à Ostende.

Parmi les gens de mer, les gestes violents persistent, souvent agoravés par l'ivresse. Jacques Burgot (1) note que son quartier-maître a « l’audace de casser une gamelle de bois sur le tête du premier lieutenant ». Sur le Matou (80 tonneaux, 14 canons, 12 pierriers, 96 hommes) la discorde règne à l’état chronique entre le capitaine J.-F, Cheyné et son second, Jacques

Anquetil, toujours pris de boisson. A la vue d’un

navire anglais de seize canons, huit pierriers et cent dix hommes, leur équipage disparaît dans la cale. Cheyné jette à la mer sa chaloupe, ses mâts de hune, ses vergues de rechange, et ses avirons ; 1l fait scier le bordage en quatorze endroits et raser la cambuse. Il tire si bien de son canon de retraite que le feu prend

au pavillon et gagne l’arrière du corsaire. Mais tandis

qu'il veut courir vent arrière pour fuir l’anglais, Anquetil, abominablement ivre, prétend louvoyer pour courir au plus près. [ls se disputent la barre du gouvernail abandonnée par les quartiers-maîtres. Anquetil, un fusil à la main, trébuche sur le capot de la chambre, tombe, se blesse au front, et s’écrie qu’il a reçu un coup de féu de l’ennemi. Il recommence ses extravagances. Malgré Cheyné et son second lieutenant, Antoine Lefebvre dit Juin, il emporte la barre du gouvernail, puis charge l’arrière de câbles, cordages

(1) Capitaine du Soleil, 100 tonneaux, 20 canons, 10 pierriers, 160 hommes,

et autres poids lourds, si bien que l’avant, étant lève,

arrête la marche du corsaire. L’anglais n’a pas de”

peine à s’en emparer (printemps 1745).

Une aventure d’un autre genre prêtait à rire aux Dunkerquois. Le Æ avril de la même année, un corsaire anglais prend en vue de Nieuport un bâtiment de Rotterdam, chargé de vin pour Dunkerque, et monté par cinq hommes et un mousse. Il interne à son bord le maître et deux hommes, laisse les deux autres sur la prise, et l’amarine de cinq des siens. Après quoi, 1l retourne à sa croisière. Les deux Follandais laissés sur la prise manœuvrent si habilement, qu'ils attirent insensiblement les cinq Anglais du côté des provisions du bord ; ils réussissent à les griser complètement, ont alors tout loisir de remonter sur le pont où sont restées les armes, ferment les écoutilles, et mettent le cap sur Dunkerque. Ils y entrent le lendemain, et débarquent les cinq Anglais, « bien

honteux de leur aventure, et des huées du peuple «

qu'ils ont bien méritées (1) ».

Au mois de janvier 1748, le roi répond à un placard

des États-Généraux contre les corsaires et les navires :

français en autorisant la course contre les Hollandais. Il les excepte de la suspension des hostilités avec l’An-

gleterre, quatre ‘mois plus tard. Cependant l’Amiral …

ne délivre plus de lettres de marque, et une ordonnance du 26 mai fixe les délais de nullité des prises pour les. différentes mers. On enlève quelques navires de part et d’autre, jusqu’à la paix d’Aïx-la-Chapelle, signée le 18 octobre. Les stipulations du traité portent que les fortifications de Dunkerque resteront en l’état

(1) Arch. Nat, Marine, B° 491 f. 323, 4490 f. 204; C4 988 f. 137, 149. — Arch, Mar. Dunk., cart. 9, 10; Rapports de Guerre, 1744, 1745, 1748.

du côté de terre, et seront rasées sur le front de mer, sur le pied des anciens traités. On démolit les batteries, mais on épargne les Jetées : on évite cette fois la présence d’un commissaire anglais. Le gouvernement de Saint-James tâchera de le remplacer par des espions : en 1754, on arrête le sieur Grondeau de Flobert comme suspect d’avoir levé des plans du vieux port de Dunkerque pour le compte des Anglais, et on l’embastille (1).

(1): Arch. Nat., Marine, B4 46 f. 71, 232, 259. — Arch. Mar. Dunk. cart. 10,11 — Chambre de commerce, Reg. des délib., 22 f. 54, 55. — A. de Saint-Léger, La Flandre maritime..., p. 327. — Arch. Préfecture de Po- Hce,, À 4 7; p1858.

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