‹ Les derniers jours d'un peupleChapitre 35 sur 37 · II · texte numérisé non relu

II

le caveau ; la pierre fut ensuite remise à sa place. Les assistants répandirent pendant quelques instants encore leurs prières et leurs larmes sur la tombe de celui qu'ils avaient aimé et vénéré comme un père; puis ils s'en allèrent l'un après l'autre , et il ne resta plus à l'église que Bindo, Lamberto, Fanfulla et Mauritz.

Les deux frères se mirent à genoux sur la pierre qui recouvrait Niccolo; ils se tenaient par la main. Lamberto dit alors d'une voix forte et assurée :

— Nous jurons à Dieu et à toi, notre père, de n'avoir d'autre but , tant que nous vivrons , que de rendre Florence à la liberté; nous ne déposerons les armes, nous ne cesserons de combattre ses ennemis qu'à la mort. —

Ils se relevèrent, et sortirent à leur tour de l'église.

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