UNE CATASTROPHE
de la beauté changeante de la scène, les regards fixés sur l'arc-en-ciel brillant qui se réfléchissait sur l'écume de la cascade, dont les légers tourbillons s'élevaient en colonnes de fumée au-dessus de ma tête. Tout à coup, mon attention fut attirée par un cri d'effroi de mon domestique, et en me retournant je vis que le poteau, auquel on avait attaché la corde, s'était brisé de telle sorte, que le bateau descendait la rivière au gré du courant et était porté dans la direction de la
pagné des mêmes amis. Un superbe saumon hucho fournit à Halieus l'occasion d'un nouvel enseignement. Par transition, on en vient à parler des monstres marins fabuleux, du serpent do mer, du kraken, de la fille de mer ou sirène. Ce sont autant de digressions intéressantes, qui rappellent celles que nous avons pu remarquer dans cet ouvrage-ci, et qui gravitent autour du monde des eaux. Les poissons reviennent sur la scène. On y voit apparaître en dernier lieu différents types du char (le sœlmling des Allemands), espèce tie saumon , de l'umbla ou ombre-chevalier, du lavarct, du silure, poissons susceptible d'être introduits dans nos rivières. Enfin, on s'entretient de3 différentes causes qui influent sur la couleur des eaux, problème dont Davy s'est spécialement occupé. Le livre est clos par des considérations philosophiques qui rappellent celles des Derniers jours d'un Philosophe, et qui montrent que la sagacité du savant auteur pouvait s'exercer sur les sujets le.s plus divers avec un égal succès, c. p.
cataracte. Tout d'abord je ne m'inquiétai pas, car je voyais que Ton se procurait à la hâte de longs bâtons par lesquels il semblait facile d'arrêter ma barque avant son entrée dans la descente rapide de l'écluse, et je demandai simplement le bâton le plus long pour mon usage, afin de m'y cramponner.
Je m'étais cru jusque-là en parfaite sécurité, quand un coup de vent, venant subitement de la vallée, jeta le bateau hors du courant riverain et le lança sur le milieu du fleuve ; je vis alors que j'allais être précipité par-dessus la cascade. Tout le monde se mit à l'eau ; mais il y avait trop de profondeur pour qu'on pût atteindre ma barque... J'arrivais dans l'eau écumeuse, j'approchais de la chute terrible, mon sort était inévitable. J'avais toutefois gardé assez de présence d'esprit pour me demander quel moyen me donnerait la meilleure chance de vie sauve, ou de me jeter du bateau, ou d'y rester : je préférai le dernier.
De Tarc-en-ciel radieux, je portai mes regards vers le soleil resplendissant, comme pour dire un éternel adieu à cet astre glorieux, et j'élevai mon âme dans une aspiration pieuse vers la source divine de la lumière et de la vie.,. Mais tout à coup