XIV PRÉFACE DU TRADUCTEUR
alumine, etc.), il se substituait à Lavoisier, en donnant désormais une loi inattaquable aux connaissances chimiques : il. établit, d'une part, qu'un certain nombre de corps considérés comme simples sont composés (grande idée déjà entrevue par l'antiquité); il établit, d'autre part, que l'oxygène n'est pas le générateur de tous les acides et de toutes les bases.
La première grande découverte chimique de Davy fut celle du potassium, en 1807. En marchant dans la voie si heureusement ouverte par Nicholson et Carlisle, et suivie par Berzélius et Hisinger, Humphify Davy parvint , à l'aide de la pile électrique, à transformer la potasse et la soude en métaux qui se pétrissent sous les doigts comme de la cire ; qui flottent à la surface de l'eau, car ils sont plus légers qu'elle; qui s'allument spontanément dans ce liquide en répandant la plus vive lumière. .
L'annonce de cette brillante découverte
PRÉFACE DIT TRADUCTEUR. xv
à la fin de 1807, produisit une profonde émotion dans le monde scientifique. L'empereur Napoléon s'y associa, et mit à la disposition de PÉcole polytechnique les fonds nécessaires à l'exécution d'une pile colossale. Gay-Lussac et Thénard la construisirent avec un soin spécial ; mais elle ne servit point les projets de l'ambitieux capitaine. -
Après le potassium, le chimiste d'outre- Manche découvrit le sodium, en décomposant la soude par la pile, comme il l'avait fait pour la potasse, et en démontrant que la potasse et la soude sont de véritables oxydes, des oxydes de potassium et de sodium.
Après ces deux nouveaux métaux, il découvrit le baryum, le strontium, le calcium et le magnésium.
Convaincu que l'oxygène n'est pas aussi général que Lavoisier l'avait prérf tpndu, Davy aborda l'étude de l'acide muriatique déphlogistiqué et en démontra la