‹ Les derniers jours d'un philosophe entretiens sur la nature, les sciences, les métamorphoses de la terre et du ciel, l'humanité, l'âme et la vie éternelle Humpry DavyChapitre 24 sur 145 · XXVI PRÉFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

XXVI PRÉFACE DU TRADUCTEUR

culté pensante a sa source dans les sens.

Un enfant, quand il vient au monde, est sans idées, par conséquent il ne pense pas. Tous ses actes émanent de l'instinct.

Excité par la faim, il va sucer le lait de sa mère ; il ne diffère en rien du plus stupide des animaux^ si ce n'est qu'il a davantage besoin de secours. Il ne possède que de faibles perceptions ; son attention ne s'éveille qu'avec peine ; sa mémoire est à peu près nulle ; et il ne retient les idées qu'à force de les entendre répétées. A mesure que l'enfant avance en âge, ses nerfs et son cerveau deviennent plus forts, la perception devient plus vive, et la mémoire plus tenace. Le jugement résultant de la perception et de la mémoire commence à se montrer ; la raison se développe à son tour; enfin l'homme apparaît avec les caractères de son intelligence. Après que les facultés mentales ont atteint le summum de leur développement à l'âge viril, elles corn-

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