IV PREFACE DU TRADUCTEUR
au delà des flots les rives dé France rou-
gies encore par l'astre-roi ; bientôt le crépuscule étend ses voiles sur l'île verte, « l'émeraude des mers ; » les roses des villas vont fermer leurs corolles et répandent leurs plus suaves parfums ; l'étoile du soir s'allume au couchant. Errant encore au bord des falaises, nous sommes surpris par les ondulations d'une mer phosphorescente, ou bien notre pensée, s'élevant plus haut que les lueurs d'en bas, plus haut que la mer, plus haut que les îles et les continents, monte jusqu'aux étoiles rayonnantes, jusqu'aux îles de l'espace, dans lesquelles elle salue d'autres terres et d'autres cieux. — A la fois austère et gracieuse, telle se montre cette île au sein de laquelle j'étais venu chercher une solitude désirée.
L'émeraude des mers, cependant, n'est pas douée d'un printemps perpétuel, et l'on ne trouverait pas toujours sur son