I. Bell. Jud.,y\, II, 8. — t. Ibid.s Vf, ii
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XI ACBDONIBNNBS. DB l'ÈRB CHRETIBNMB. ivÂNBMRNTS DU JOUR.
Panemus 6. Mai 30. Combat dans les panris. — Juliaous
est tué.
— 7. — 31. La démolition des fondations d*Ân-
tonia commence.
Juin...
iO.
La démolition des fondations d'Antonia est achevée.
Les sacrifices quotidiens sont interrompus. — Nouvelle proclamation de Titus, restée sans succès.
Attaque du hiéron, restée sans résultat.
— 20. — 13. Les Juifs essayent de forcer la con-
trevallation, au mont des Oliviers.
— 22. — 15. Les Juifs brûlent les portiques atte-
nant des deux côtés à Anton ia.
— 24. — 17. Les Romains mettent une première
fois le feu aux portiques.
Ce fut pendant cette période du siège, qu'on vit un jour un Juif, nommé Jonathas, homme de petite stature et de mine désagréable, aussi peu recommandable d'ailleurs par sa naissance, que par le reste, s'avancer du côté du tombeau du grand prôtre Jean. Arrivé là, après avoir adressé aux Romains une série de rodomontades, il finit par provoquer en combat singulier le plus vaillant d'entre eux. Parmi les soldats rangés en bataille en face de lui, beaucoup dédaignaient ses bravades; peut-être s'en trouvait-il aussi, dans le nombre, que la
peur retenait; mais la plupart ne répondaient pas à son appel, par la très-bonne raison qu'il ne faut jamais risquer sa vie contre un homme qui cherche la mort ; en effet , celui qui désespère de son salut emploie sans réserve tout ce qui lui reste de force, parce qu'il regarde la Providence comme inexorable pour lui. Combattre ceux qu'il n'est pas glorieux de vaincre, et par lesquels il serait honteux d'être vaincu, n'est-ce pas un acte de folie, bien plus qu'un acte de bravoure? Il s'écoula donc un temps assez long, avant que personne consentît à se mesurer avec Jonathas, et notre homme, qui était d'une extrême arrogance et méprisait fort les Romains, les accabla de railleries sur leur pusillanimité.
Enfin un soldat appartenant à une aile de cavalerie, nommé Pudens (iiou^yiç), irrité par ses insolences, peut-être aussi encouragé par son apparence chétive, courut au combat. Il eut d'abord un avantage marqué, mais la fortune le trahit; il fit une chute et Jonathas, fondant sur lui, le mit à mort; posant alors le pied sur son cadavre, puis agitant son épée sanglante et son bouclier, il jeta un cri de victoire à l'armée, en insultant grossièrement à sa victime et aux Romains, témoins de son triomphe.
Un centurion, nommé Priscus, mit fin à ses gambades et à son exaltation, en lui envoyant une flèche qui lui traversa le corps. A cette vue une grande clameur s'éleva du côté des Juifs et de celui des Romains. Jonathas, tournoyant sous l'impulsion de la douleur, tomba sur le corps de son adversaire, et fit ainsi voir qu'à la guerre, la vengeance atteint bientôt celui qui a remporté un succès immérité*.
Les séditieux qui occupaient le hiéron ne laissaient pas passer un jour, sans essayer de repousser les Romains em-