‹ Les derniers jours de JérusalemChapitre 99 sur 147 · Bell. Jitd., VI · texte numérisé non relu

Bell. Jitd., VI

et d'une très-grande habileté de cavalier. Ce Pedanius, en effet, comme s'il s'était emparé de quelque chose de précieux, apporta son prisonnier à Titus. Le prince admira la force du Romain, et le Juif, pour avoir osé attaquer la contrevallation, fut livré au supplice. Puis Titus continua de pousser le siège du hiéron et la construction des aggeres^.

Cependant les Juifs, échouant toujours dans leurs entreprises, voyaient le théâtre de la guerre se resserrer sans cesse, et se rapprocher peu à peu du naos ; ils firent ce qu'on fait pour un corps qu'envahit la gangrène, et ils sacrifièrent successivement les parties que le mal avait atteintes, afin d'éviter qu'il ne s'infiltrât plus avant. Ainsi ayant mis le feu aux portions des portiques qui, au nord et à l'ouest, étaient reliées à Antonia, ils les coupèrent ensuite sur une longueur de 20 coudées (10'" 50), après avoir ainsi porté sans scrupule des mains incendiaires sur leurs sanctuaires.

Deux jours après, c'était le 24 du mois précité ( Panemus), les Romains mirent à leur tour le feu au portique voisin, et l'incendie l'ayant dévoré sur une longueur de 15 coudées (7™ 875), les Juifs en coupèrent le toit, et ruinèrent tout ce qui était entre eux et Antonia, sans chercher à se rendre maîtres du feu. Loin de là, quand les flammes les gagnaient, ils les laissaient faire, voyant dans leur progrès un avantage pour eux-mêmes, puisqu'elles les isolaient. On se battait d'ailleurs sans interruption autour du hiéron, et les engagements de petites troupes se ruant les unes sur les autres étaient continuels*.

Nous venons de rencontrer une nouvelle date ; rattachonsla donc aux précédentes, ainsi que celle de la cessation des sacrifices quotidiens.

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