Bell.Jud.^M, iv
peu près dans le cas d'une garnison assiégée qui doit s'opposer de toutes ses forces à ce qu'on rende la brèche praticable. Comme c'est précisément ce que les hommes occupant en ce moment le hiéron intérieur avaient l'ordre de faire, j'en conclus que la sortie désespérée des Juifs fut dirigée contre eux. Nous verrons plus loin, d'ailleurs, que la seule portion conservée du hiéron extérieur était encore au pouvoir des Xuifs, et que c'était le portique méridional.
Du haut d'Antonia, Titus devait voir à merveille ce qui se passait dans le parvis des femmes, théâtre du combat dont il s'agit*. Il accourut avec de la cavalerie au secours de ceux de ses soldats qui étaient en péril; les aggeres voisins d'Antonia avaient donc été construits de façon à introduire de la cavalerie dans les grands parvis compris entre le hiéron extérieur et le hiéron intérieur. Cela permit à Titus de lancer sa cavalerie sur les Juifs qui, pris en flanc, durent reculer d'abord dans le parvis des femmes, puis se décider à un mouvement de retraite déûnitif. Il semble résulter de là que la cavalerie engagée dans ce combat dut être assez peu nombreuse. Aussi Josèphe désigne-t-il simplement des cavaliers d'élite.
Après ce combat, Titus regagna Antonia, décidé à faire donner toutes ses forces, le lendemain, et à enlever le naos. Mais depuis longtemps déjà, la justice de Dieu avait condamné celui-ci au feu, et dans la marche du temps était arrivé le jour fatal, le 15 du mois de Loûs, anniversaire du jour oii l'ancien temple avait été brûlé par le roi de Babylone*.
Arrétons-nOus ici, et rattachons cette date mémorable à
4. Il est fort probable aussi que le combat s'engagea au delà des portiques incendiés, et par conséquent sur le parvis du hiéron extérieur. L'expression de Josèphe est donc suffisamment exacte.