Dell. Jud., M, iv
toutes celles que nous avons déjà inscrites à notre journal du siège.
DATES DATBS
MACéDONlBNNBS. DB L'ÈRB CHRETIENNE. BVBNBMBItTS DU JOUR.
LoQs
Juillet...
Les aggeres contre dentale du hiéron
Texèdre occi-
intérieur sont
terminés.
Le feu est mis aux poi
rtes et aux por-
tiques du hiéron intérieur.
— 13. — 0. Un conseil de guerre est tenu pour
décider du sort du temple.
— 14. — 7. Sortie des Juifs contre le hiéron
intérieur.
— 15. — 8. Le feu est mis au temple par un
soldat romain.
C'est aux Juifs eux-mêmes qu'il est juste d'impuler l'origine et la cause de l'incendie de leur temple, car lorsque Titus se fut retiré dans Antonia, les assiégés, après avoir pris un peu de repos, tombèrent encore une fois sur les Romains, et les défenseurs du naos engagèrent un nouveau combat avec les soldats occupés à éteindre l'incendie, qui continuait à dévorer les restes du hiéron extérieur. Bientôt les Juifs furent refoulés, et les Romains, lancés à leur poursuite, pénétrèrent avec eux jusqu'au naos. Alors un soldat, sans attendre l'ordre de personne, sans s'effrayer du sacrilège qu'il allait commettre, et comme dominé par une impulsion providentielle, arracha un brandon aux débris enflammés et, soulevé par un de ses camarades, il lança ce brandon à travers une petite porte d'or qui donnait accès, du côté du nord, aux chambres construites autour du naos. Aussitôt que l'embrasement commença, les Juifs poussèrent un cri digne de la grandeur de la catastrophe, et se précipitèrent à la défense du sanctuaire. Pour eux, il n'y avait plus à songer à sa vie.
ni à marchsinder ses forces, puisqu'ils voyaient périr le temple au salut duquel ils s'étaient dévoués jusque-là* .
Quelqu'un courut aussitôt prévenir Titus, qui se reposait dans sa tente des fatigues du combat; il fut debout en un clin d'œil, et courut en toute hâte au naos pour arrêter l'incendie. Tous les chefs de. l'armée le suivirent, et les légionnaires, stupéfaits, se précipitèrent derrière eux. Les soldats couraient en tumulte et en poussant des cris, ainsi que cela devait arriver dans une armée aussi nombreuse, et se portaient en avant, sans conserver aucun ordre. Titus, de la voix et du geste, commandait aux combattants d'éteindre l'incendie, mais sa voix ne se faisait pas entendre au milieu du bruit assourdissant des clameurs, et les gestes impératifs qu'il faisait de la main n'étaient compris de personne, en partie à cause de l'ardeur de la lutte, en partie à cause de la fureur de tous ceux qui y prenaient part. Quant aux légions qui accouraient en masse, ni avertissements ni menaces ne pouvaient ralentir leur fougue. Chacun allait où sa fureur le portait; s'entassant dans les étroits passages ouverts devant eux, beaucoup trébuchaient et étaient foulés aux pieds; beaucoup, tombant au milieu des décombres fumants des portiques, subissaient le sort affreux des vaincus eux-mêmes. Au moment où ils approchaient du naos, ils feignaient de ne pas comprendre les ordres de Titus, et chacun pressait celui qui le précédait d'activer l'incendie.
Les Juifs, n'ayant plus aucun espoir de résistance, fuyaient dans tous les sens et la mort les atteignait de toutes parts. La plupart des gens du peuple, hommes faibles et désarmés, étaient égorgés partout où ils étaient rencontrés. Un immense monceau de cadavres encombrait les abords de l'autel. Sur