‹ Les derniers jours de JérusalemChapitre 116 sur 147 · I. Bell. Jud„ VI, V · texte numérisé non relu

I. Bell. Jud„ VI, V

infini de vêtements et d'ornements sacerdotaux, et pour tout dire en un mot, où étaient accumulés tous les trésors des Juifs, les familles riches y ayant mis à refuge ce qu'elles possédaient. Les Romains passèrent ensuite au siège du portique du hiéron extérieur qui existait encore, et où s'étaient réfugiés des femmes, des enfants et une foule de gens de toute espèce, appartenant à la population de Jérusalem, et au nombre de six mille. Avant que Titus ne prît -une décision à leur égard et ne donnât ses ordres, les soldats, ivres de colère, mirent le feu à ce portique. Un grand nombre des malheureux qui y avaient cherché un asile périrent en se jetant du haut en bas, pour éviter les flammes ; les autres furent étouffés par elles. De cette multitude il ne resta pas un être vivant * .

De ce qui précède, résulte la preuve évidente qu'au moment où le naos fut détruit par le feu, il ne restait du hiéron extérieur que le portique triple du sud, ou portique royal. Par conséquent, à la dernière sortie, l'effort des Juifs fut dirigé contre les Romains occupant le hiéron intérieur, et non le hiéron extérieur. Il y a donc bien certainement à corriger e^coôev en l<7(o6ev, dans le passage où Josèphe raconte les détails de cette sortie fatale aux Juifs. Notre historien nous fait connaître, à propos de cette destruction du portique méridional ou royal, uïi fait extrêmement curieux. Il s'exprime ainsi :

La cause de cette nouvelle catastrophe fut dans les paroles d'un faux prophète qui, ce jour-là même, avait annoncé au peuple enfermé dans la ville, que Dieu leur ordonnait de monter au temple, où ils recevraient les marques de sa protection. Il y avait en effet beaucoup de prétendus prophètes, subornés par les chefs de la garnison, annonçant qu'il fallait

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