‹ Les derniers jours de JérusalemChapitre 117 sur 147 · BeU.Jud.,Yl V · texte numérisé non relu

BeU.Jud.,Yl V

compter sur le secours de Dieu , et cela afin d'empêcher l'émigration, et de retenir par l'espérance ceux qui étaient audessus de la crainte des gardes. Dans le malheur l'homme croit facilement tout ce qu'on lui dit. De telle sorte que, si un imposteur promet que le salut sortira des souffrances endurées, l'espérance remplit aussitôt le cœur de celui qui souffre * .

Des séducteurs, se prétendant envoyés de Dieu, réussissaient à faire accepter leurs mensonges, comme règle de conduite, par la malheureuse population de Jérusalem. Quant auv prodiges évidents qui présageaient la ruine de la nation, [)ersonne n'y faisait attention et n'y ajoutait foi : tous avaient l'esprit et les yeu\ fermés pour les avertissements d'en haut, qu'ils négligeaient dans leur hébétement. Et d'abord ce fut une comète en forme de glaive qui brilla pendant une année entière au-dessus de la ville; puis, avant la révolte et les premières hostilités, pendant que le peuple était rassemblé pour célébrer la fête des Azymes, le 8 du mois de Xanthicus (1^*^ mars) , à la neuvième heure de la nuit (trois heures du matin), une lumière si éclatante entoura l'autel et le naos, qu'on l'eût prise pour la clarté du jour, et cela dura pendant une demi-heure. Les gens sans instruction virent dans ce fait un présage heureux, mais les scribes sacrés (ïepoypajjiiJLaTer;) jugèrent aussitôt que ce prodige annonçait les événements qui s'accomplirent peu après. Dans la môme solennité une vache, conduite à l'autel par le grand prêtre pour être sacrifiée, mit bas un agneau au milieu du hiéron*.

De plus, la porte orientale du sanctuaire intérieur (tou

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