‹ Les derniers jours de JérusalemChapitre 132 sur 147 · Bell. Jtid,, VI, VIII · texte numérisé non relu

Bell. Jtid,, VI, VIII

base massive de ces tours, la grandeur des blocs employés et leur assemblage parfait, ainsi que la largeur et la longueur jies tours elles-mêmes, il dit : « Nous avons com- « battu avec la faveur de Dieu ; c'est un Dieu seul qui a pu « chasser les Juifs d'ouvrages pareils, car que pouvaient la « main de l'homme et la puissance des machines contre de « semblables tours? » Il revint à plusieurs reprises sur ce point, en causant avec ses amis.

Tous les personnages emprisonnés par les ordres des chefs juifs furent aussitôt rendus à la liberté. Puis s'occupant de nouveau de la destruction de la ville et de son enceinte, Titus laissa debout ces trois tours, comme autant de monuments de sa fortune qui les mit entre ses mains, parce qu'elles ne pouvaient être enlevées par la force des armes*.

Lorsque la lassitude des soldats mit On au carnage, il se trouva qu'une très-grande multitude y avait échappé, et Titus donna l'ordre de ne tuer désormais que ceux qui étaient armés et qui résistaient, tout le reste devant être épargné. Mais les hommes chargés de ces exécutions égorgeaient également les vieillards et les valétudinaires. Tous ceux qui étaient à la fleur de l'âge et propres au travail furent rassemblés dans le hiéron et enfermés dans le parvis des femmes. Titus les confia à la garde d'un de ses affranchis et amis, nommé Fronto, avec mission d'appliquer à chacun le sort qu'il avait mérité. Celui-ci fit exécuter tous les séditieux et tous les pillards qui se dénonçaient mutuellement ; les hommes jeunes et remarquables par leur taille et leur beauté furent réservés pour le triomphe. Dans le résidu de cette foule, tous ceux qui avaient plus de dix-sept ans furent envoyés enchaînés en Egypte, pour y être employés aux travaux de la

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