‹ Les derniers jours de JérusalemChapitre 138 sur 147 · Bell.Jud.,Y\\, i, t · texte numérisé non relu

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la maritime, et y établit le dépôt du butin et des prisonniers, parce que l'approche de l'hiver allait interrompre la navigation vers l'Italie*.

De Césarée, Titus se rendit à Césarée de Philippe (aujourd'hui Banias) . Il y fit un long séjour, et des spectacles de tout genre y furent donnés. Là périrent beaucoup de prisonniers, livrés aux bêtes féroces, ou condamnés à combattre en troupe. C'est là qu'il apprit que l'on s'était saisi de la personne de Simon fils de Gioras, dans les circonstances suivantes. Pendant le siège, ce Simon avait sa résidence dans la ville haute ; lorsque les Romains y eurent pénétré et apporté la dévastation, il prit avec lui les plus sûrs de ses amis, avec des carriers, ou tailleurs de pierre, munis des instruments de leur métier; ils emportaient des vivres pour un grand nombre de jours, et tous descendirent dans un souterrain caché. Ils gagnèrent facilement le fond de ce souterrain; mais là, la /oche se dressant devant eux, ils se mirent à l'entamer, dans l'espérance de se frayer un passage, de parvenir en lieu sûr et de se sauver. Malheureusement le fait vint frustrer ces espérances : les carriers n'avaient encore fait que très-peu de chemin, quand ils reconnurent que leurs provisions, même en les économisant parcimonieusement, ne tarderaient pas à être épuisées ; alors Simon , comptant pour s'échapper sur la surprise que son apparition ne manquerait pas de causer aux Romains, revêtit une tunique blanche et une chlamyde de pourpre, et vint sortir de terre en un point du hiéron. Les premiers qui l'aperçurent furent réellement frappés de stupeur et n'osèrent bouger; mais bientôt ils se rassurèrent, s'approchèrent et lui crièrent : « Qui vive? » Simon ne répondit pas et se contenta de leur donner l'ordre

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