Bell. Jud., VII
de mander rofTicier qui les commandait. C'était Terentius Rufus qui, instruit sur-le-champ de cette étrange apparition, accourut en toute hâte. Mis au fait par Simon lui-même, il le fit enchaîner et envoya une dépêche à Titus, pour lui apprendre comment il s'était saisi du chef juif. Ce fut l'arrestation de ce personnage qui donna l'éveil aux Romains, leur suggéra l'idée de fouiller tous les souterrains et d'y faire un grand nombre de prisonniers. Lorsque Titus fut revenu à Césarée la maritime, Simon lui fut amené chargé de fers, et il fut réservé pour le triomphe que ce prince comptait obtenir à son retour à Rome*.
Pendant son séjour h Césarée, Titus célébra le jour de naissance de son frère, et cette solennité fut encore marquée par la mise à mort d'une grande partie des Juifs voués au supplice. Le nombre de ceux qui périrent, soit déchirés par les bêtes, soit livrés au bûcher, soit en combattant en guise de gladiateurs, surpassa le chiffre de deux mille cinq cents. 11 faut le dire à la honte des Romains, ces odieuses hécatombes leur paraissaient un châtiment trop léger pour les malheureux vaincus.
De Césarée Titus se rendit à Béryte, ville phénicienne, érigée en colonie romaine, et il y fit un assez long séjour. Là il célébra le jour de naissance de son [}ère, en honneur duquel il donna des spectacles magnifiques. Là encore périt un nombre de prisonniers juifs égal à celui qui avait été immolé la première fois * .
De Béryte Titus alla parcourir la Syrie, donnant dans toutes les villes qu'il traversait les mêmes spectacles homicides, se servant toujours des Juifs prisonniers de guerre, pour faire représenter des scènes de leur défaite sanglante.