Bell. Jud., VII, n
t. Ibid., VI, ni, \.
Arcœa , Raphanée , Antioche et Zeugma sur l'Euphrate, eurent tour à tour la visite du César vainqueur. Il partit enfin pour l'Egypte, et chemin faisant il repassa par Jérusalem. Comparant, en pensée, la triste solitude de la ville ruinée à sa splendeur passée, et se rappelant la grandeur et Tantique beauté de ses monuments détruits, il déplora la ruine de cette cité malheureuse, non pas avec satisfaction et orgueil, comme eût fait un autre que lui, mais en maudissant, à plusieurs reprises, les auteurs de la rébellion, qui étaient seuls coupables du désastre infligé à leur patrie. Il sut prouver ainsi qu'il ne voulait pas faire éclater sa valeur personnelle par l'étendue des châtiments infligés aux rebelles.
A ce moment encore, on retrouvait, au milieu des décombres, une grande partie des richesses de cette grande cité. Les Romains, en effet, simplement guidés par le hasard, mais plus souvent sur les indications des prisonniers, déterraient de l'or, de l'argent et des objets de grand prix, que leurs propriétaires avaient confiés à la terre, incertains du dénoûment que recevrait la guerre*.
Titus partit enfin pour Rome; il traversa rapidement le désert et arriva à Alexandrie, où il devait s'embarquer pour l'Italie. Les deux légions qui l'avaient escorté jusque-là furent renvoyées a leurs garnisons précédentes : la V*" en Mœsie et la XV* en Pannonie.
Les deux chefs de l'insurrection juive, Simon et Jean, accompagnés de sept cents prisonniers, choisis pour leur beauté et l'élégance de leur taille, furent immédiatement transportés en Italie, par l'ordre de Titus, qui voulait les faire paraître dans son cortège triomphal*.
Le prince accomplit heureusement sa traversée et ne