‹ Les derniers jours de JérusalemChapitre 14 sur 147 · Bell.Jud,, V, II · texte numérisé non relu

Bell.Jud,, V, II

Coblentz et les soldats de Tarmée de Condé. Pour Josèphe et pour les partisans d' Agrippa, les défenseurs de Jérusalem ne pouvaient être que des brigands. Ceci dit, on ne s'étonnera pas que je n'attache aucune importance à ces dénominations passionnées, toutes les fois que je les rencontrerai dans le récit de Josèphe.

Mais reprenons l'exposé pur et simple des faits de guerre.

Quittant le camp de Gabath-Saoul, Titus et son escorte suivirent la voie antique qui est devenue l'une des routes actuelles de Jaffa , et passant devant la position de la moderne Châfat, il ne tarda pas à arriver sur le sommet du Scopus, d'où il descendit vers la ville. Tant qu'il chemina sur la route déclive qui du haut du Scopus conduit devant les murailles, personne ne se montra hors des portes de Jérusalem; mais aussitôt qu'il eut quitté la route directe pour s'acheminer du côté de la itour Psephina , et fait exécuter ainsi à sa troupe un imprudent mouvement de flanc, d'innombrables défenseurs s'élancèrent en avant des tours des Femmes (/carà toùç yuvaocctouç x«Xou(jLévou; x^ipyou;) , par la porte qui est en face du tombeau d'Hélène, et coupèrent en un clin d'œil la colonne de cavalerie romaine*.

Attaquant de front les cavaliers qui étaient en tête, et refoulant ceux qui se trouvaient encore sur la voie directe, pour les empêcher de rejoindre ceux qui s'en étaient déjà écartés, ils réussirent à séparer du gros de l'escorte Titus et le petit nombre d'hommes placés près de sa personne. Ce prince ne pouvait plus avancer, parce que le terrain cultivé placé devant lui était recoupé dans tous les sens par des haies, des murs et des amas de pierrailles ; revenir sur ses pas et

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