‹ Les derniers jours de JérusalemChapitre 141 sur 147 · Ibid,, VII, V · texte numérisé non relu

Ibid,, VII, V

tarda pas à faire son entrée dans Rome, où, peu de jours après son arrivée, Vespasien et son fils résolurent de célébrer en commun le triomphe que le sénat avait séparément décerné à chacun d'eux. Au jour désigné, pas un citoyen de Rome ne resta à son logis, et tous les lieux où il était possible de se tenir debout, furent encombrés de spectateurs, l'espace strictement nécessaire au passage du cortège étant seul réservé*.

Dans la nuit qui précéda le jour solennel, tout ce qu'il y avait de corps militaires à Rome se rassembla par centuries et par cohortes, sous les ordres de leurs officiers, devant les portes du palais impérial, non pas du palais supérieur, mais auprès du temple d'Isis (car les empereurs y passèrent cetle nuit-là) , et lorsque l'aurore parut, Vespasien et Titus sortirent couronnés de laurier. Vespasien , après avoir reçu les acclamations de l'armée, y mit fin d'un signe de la main. Lorsque le silence se fut rétabli, il se leva et, la tête presque entièrement couverte d'un voile, il prononça une prière solennelle. Titus en fit autant après lui. Dès que cette partie de la cérémonie fut accomplie, Vespasien adressa une courte allocution aux soldats et les envoya au festin qui, suivant la coutume, était préparé pour eux, aux frais du triomphateur. Lui-même revint à la porte par laquelle il était sorti, et qui portait le nom de porte Triomphale, en raison de ce que c'était par là que sortait toujours le cortège du triomphe. Là, les deux princes goûtèrent aux mets préparés pour le festin ; puis, revêtus de la robe triomphale, et après qu'un sacrifice eût été offert aux dieux, dont les simulacres avaient été apportés devant la porte, le cortège passa par les théâtres, afin que la multitude pût plus aisément jouir du coup d'œil *.

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