‹ Les derniers jours de JérusalemChapitre 23 sur 147 · BelL Jud.jY, m · texte numérisé non relu

BelL Jud.jY, m

comme par exemple au point où je le place aujourd'hui (à 200 mètres du Bab-el-Aamoud ) , il est parfaitement admissible que les Juifs aient pu poursuivre à coups de javelots jusque-là les soldats romains mis en fuite. Que si Ton s'obstine à placer le tombeau d'Hélène aux Qbour-el-Molouk, c'est-à-dire à bien près de 800 mètres des tours des Femmes, on aura grand peine, je pense, à concilier cette identiûcation avec le renseignement militaire que Josèphe vient de nous fournir, et qui n'a pas encore été utilisé, que je sache, pour arriver à la solution de cette question topographique. En effet, mettons un instant le tombeau d'Hélène aux Qbour-el-Molouk; Jes Juifs ont poursuivi jusque-là les Romains, soit; mais alors où donc étaient les postes chargés de repousser les sorties? En arrière évidemment du point jusqu'où les Juifs ont pu s'aventurer, avant d'avoir rien à craindre de ces postes. En ce cas, ceux-ci étaient sur le Scopus , c'est-à-dire au camp. On me permettra, j'espère, de déclarer que ce fait seul démontre que l'identification du tombeau d'Hélène avec les Qbour-el-Molouk implique une impossibilité absolue. Je me dispense d'insister d'ailleurs sur le fait tout aussi probant qu'il fallait que les travailleurs romains fussent assez près des murailles, pour entendre les propositions mensongères que leur faisaient les Juifs, lorsqu'ils leur tendaient ce piège grossier. Placez-les aux Qbour-el-Molouk, il aurait fallu qu'ils eussent l'oreille bien fine.

Après le succès de ce stratagème, les Juifs accablèrent les Romains de sarcasmes et leur reprochèrent leur ineptie. Ils dansaient en frappant sur leurs boucliers et faisaient retentir le ciel de leurs cris de joie*.

Parmi les légions, la disposition des esprits était tout

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