‹ Les derniers jours de JérusalemChapitre 33 sur 147 · Ibid., cap. xxxvi · texte numérisé non relu

Ibid., cap. xxxvi

teur de la Syrie, nous trouvons un accord tel que nous devons nous tenir pour satisfaits. Nous admettons donc que cet ingénieur, par une raison qu'il ne nous est pas possible de deviner, a donné le circuit de Jérusalem en mesures hébraïques, c'est-à-dire en mesures du pays, et qu'il y a, pour ainsi dire, identité entre le chiffre actuel et celui qu'il a recueilli. Nous nous bornerons à ce qui précède sur le compte des trois murailles de Jérusalem , puisque de tous les chiffres que les écrivains de l'antiquité nous ont transmis, il n'y en a qu'un qui soit vraisemblable et digne par conséquent de notre confiance. Tout ce que je viens d'établir à propos des chiffres fournis par Josèphe, nous prouve que nous ne devons jamais utiliser ces chiffres qu'avec une défiance absolue.

Je demande pardon au lecteur de cette longue digression toute technique, et je reviens à la description de l'enceinte de Jérusalem.

« Si la troisième muraille était admirable , il y avait une « chose bien plus admirable encore; c'était la tour Psephina, « bâtie à l'angle formé par les branches septentrionale et « occidentale de l'enceinte, et devant laquelle Titus était « venu asseoir son camp. Comme elle avait 70 coudées « de hauteur, on pouvait du sommet apercevoir l'Arabie « au lever du soleil, et embrasser de l'œil les limites <( extrêmes de la terre judaïque, jusqu'à la mer. La tour <c Psephina était octogonale. En regard de Psephina, la tour « Hippicus et deux autres tours avaient été bâties par Hérode « sur le mur antique ; toutes les trois surpassaient en gran- <i deur, en beauté et en force toutes les tours de l'univers*. »

Tout le monde sait qu'Hérode avait consacré ces trois tours à la mémoire de Mariamme sa femme qu'il avait fait assassiner

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