‹ Les derniers jours de JérusalemChapitre 50 sur 147 · Bell. Jud., VI, VI · texte numérisé non relu

Bell. Jud., VI, VI

t.Ibid.,\, VI, 4.

ville haute, de même qu'il prendrait le biéron en passant par Antonia\

Tout ce que contient ce passage est rigoureusement exact. Le tombeau du grand prêtre Jean était à proximité immédiate de la tour Psephina; cela résulte de textes positifs que nous aurons à apprécier plus loin; par conséquent Titus, ainsi que cela devait être de toute nécessité , portait son attaque sur un saillant très-prononcé et dont les approches ne devaient pas présenter de difficultés sérieuses. Ce saillant forcé, toute la ville neuve tombait d'un seul coup au pouvoir des Romains ; et de là ils pouvaient cheminer à la fois sur Antonia, sur le côté nord du biéron extérieur et sur la deuxième enceinte. Une fois maîtres d'Antonia et de la seconde muraille, qui servait de chemise à la ville basse, il ne leur restait plus à enlever que le temple et la ville haute, c'est-à-dire la muraille antique. En d'autres termes, Titus pourrait alors procéder au siège de ce qui lui resterait à prendre, en marchant devant lui et avec toute sécurité sur ses derrières.

'La reconnaissance faite par le jeune César fut marquée par un incident qui ne réussit qu'à l'exciter à presser les travaux du siège. Titus était accompagné par un de ses amis, nommé Nicanor*, bien connu des assiégés, et par Josèphe. Ils eurent la pensée de s'approcher des murailles, afin de faire entendre des paroles de paix à ceux qui étaient aux créneaux. Une volée de flèches les accueillit et Nicanor fut blessé à l'épaule gauche; Titus comprit alors qu'il n'y avait plus à parlementer avec des gens qui ne respectaient même pas ceux qui tentaient de leur faire comprendre leur véritable intérêt. Aussitôt donc l'ordre fut donné aux soldats de dévas-

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