‹ Les derniers jours de JérusalemChapitre 51 sur 147 · Bell.Jud.,Y, vi · texte numérisé non relu

Bell.Jud.,Y, vi

2. Ce Nicanor est probablement le tribun qui, lors de la prise de lotapata, décida Josèphe à se rendre aux Romains.

ter tous les abords de la place, de prendre des bois partout où il s'en trouverait, et de commencer la construction des ag gères.

L'armée devait être envoyée au travail sur trois points différents, et, une fois les ouvrages commencés, ceux-ci devaient être garnis d'hommes habiles à lancer le javelot et d'archers, devant lesquels seraient manœuvres les scorpions , les catapultes et les balistes (toi>; oÇuê6>.er; xal xaTa^^XToç, xal to; XiôoêoTiou; p^j^ovàç) , afin d'empêcher toute irruption subite de l'ennemi, et de contenir ceux mêmes qui du haut des murailles tenteraient d'entraver les opérations du siège. Tous les arbres des alentours de la ville furent immédiatement coupés, les bois obtenus ainsi furent rapidement conduits à pied d'œuvre , et l'armée entière se mit à l'ouvrage.

Que faisaient les assiégés pendant ce temps là? Livrés tout entiers à leurs rapines et à leurs massacres entre concitoyens, ils reprenaient courage. L'ennemi n'était-il pas tout occupé des travaux extérieurs? N'avaient-ils pas le temps de respirer, et de se venger du mal qui leur serait fait, si les Romains avaient le dessus*? On le voit, les Juifs se faisaient d'étranges illusions, si Josèphe dit vrai ; et pour concevoir ces illusions, il fallait qu'ils fussent bien peu au courant des opérations d'un siège et de leurs inévitables conséquences.

Quoi qu'il en soit, Jean, à cause de la crainte que lui inspirait Simon, refusait obstinément à ses adhérents, malgré leiu*s instances, la faculté d'aller combattre l'ennemi extérieur; quant à Simon, comme il avait les assiégents sur les bras, il ne prenait pas de repos. Il se hâta de faire établir sur les murailles les machines de guerre qui avaient été enlevées jadis

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