Bell. Jud., V, VI
ser rennemi des murailles; vers minuit une de ces tours s'écroula spontanément * .
Lé nombre de ces tours nous donne le nombre des aggeres de l'attaque principale, puisque chacun d'eux en devait supporter une. Ils étaient donc au nombre de trois; et ces trois aggeres, nous les avons suffisamment reconnus, dans l'étude que nous avons faite plus haut de ceux qui existent encore à proximité du Qasr-Djaloud. Voyons maintenant quelles furent les conséquences de cet accident.
Le fracas que fit la tour .en s'écroulant jeta l'épouvante dans l'esprit des soldais : croyant à une attaque subite de l'ennemi, chacun courut aux armes. Dans les camps tout était confusion et tumulte. Personne ne pouvait deviner ni dire ce qui se passait ; l'imasinalion de chacun lui créait des fantômes d'autant plus terribles, que l'obscurité était profonde. Comme l'ennemi ne paraissait pas, les légionnaires commencèrent à avoir peur les uns des autres, si bien que chacun se mit à exiger le mot d'ordre de ses voisins, comme si les Juifs eussent été au milieu d'eux. Ce fut une véritable panique, jusqu'à ce que Titiîs, aprcs s'être renseigné sur ce qui était arrivé, eut donné l'ordre de le proclamer devant tous. Ce fut à grand'peine que leur frayeur se calma, même lorsqu'ils connurent la cause du bruit qui avait interrompu le\^ sommeil*.
Jiisque-là les Juifs avaient résisté vigoureusement à tout ce que les Romains tentaient contre eux. L'emploi des tours d'approche leur devint funeste, car la plate-forme était garnie de machines légères et d'hommes armés de javelots, d'arcs et de frondes, qui les couvraient de leiirg projectiles de toute nature. Ces tours, d'ailleurs, étant plus élevées que celles de