Bell. Jnd,,y, vu
t. Ibid., V, VII, 4.
la place, les assiégés ne pouvaient atteindre leurs ennemis ; de plus, elles n'étaient ni faciles à prendre, ni faciles à renverser, ni même attaquables par le feu, parce qu'elles étaient revêtues de fer. Les Juifs, forcés ainsi de se mettre hors de la portée des traits, ne pouvaient plus entraver le battage des béliers, qui, frappant sans c^sse, avançaient peu à peu leur œuvre de destruction. La plus puissante des hélépoles manœuvrées par les Romains avait reçu, des Juifs eux-mêmes, le sobriquet de Nikôn (la Victorieuse), parce que rien ne lui résistait; ce fut elle qui réussit à abattre un pan de la muraille.
Avant que cela n'arrivât, les Juifs, harassés par les combats continuels et par l'insomnie, avaient fini par ressentir une fatigue accablante, qui leur inspira la fatale pensée qu'il leur restait deux enceintes encore, derrière lesquelles ils pouvaient se réfugier, et que, par conséquent, il devenait inutile de s'obstiner à défendre celle-là, sans espoir d'y tenir. La plupart d'entre eux s'étaient donc retirés à bout de forces. Aussi, lorsque les Romains pénétrèrent dans la ville par la brèche que Nikôn avait ouverte, les Juifs désertèrent a l'instant tous le postes et coururent s'établir derrière la seconde enceinte. Ceux des Romains qui avaient franchi le rempart coururent immédiatement aux portes, par lesquelles ils livrèrent le passage à l'armée entière.
Titus s'empara ainsi ae la première enceinte, le quinzième jour du siège, qui était le 7 du mois 3'Artemisius. Une grande portion de la muraille fut immédiatement jetée bas, et la partie nJTrd de la ville fut rasée, comme elle l'avait été déjà lors de l'expédition de Cestius ^ .
Nous voici arrivés à une seconde date précise, qui est le 7 d'Artemisius. Nous pouvons donc construire un nouveau
. Bell. Jud., V, vil, 2. .
tn LES DERNIERS JOURS
journal du siège, entre le 14 de Xanthicus et le 7 d'Arte-
misius.
DATBS
DATBS
MACiDOKIBNNBS.
JULIBNMB8.
Xanthicus.... 14.
Mars
D'Artémisius. 1.
éVKNSMBNTS DU JOUR.
Jean de Giscala s'empare du temple.
— Titus vient camper devant Psephina.
Titus fait avec soin la reconnaissance de la place, pour fixer son point d'attaque. — Les abords de la ville sont dévastés ; tous les arbres sont coupés et les bois préparés pour la construction des aggeres et des tours d'approche.
Premier jour du siège; la construction des aggeres est commencée.
1 Une fois les aggeres terminés, les béUers sont mis en batterie et entament la muraille.
> Sorties furieuses des Juifs (chute d'une tour, la nuit suivante).
5 Les tours d'approche sont appliquées à la muraille.
1, 2, 3. Les dates précises de ces incidents ne peuvent être déterminées.
Quinzième jour 'du siège ; prise de la première enceinte.
Maintenant poursuivons notre récit.
Une fois maître de la Villeneuve, Titus ne perdit pas de temps pour transporter son camp au dedans deTënceinte qu'il venait d'enlever, et il l'établit au lieu que l'on appelait le camp des Assyriens (xarà ttqv Àdcrupiwv nrape(i.6o>.^v )ca>.ou(iiv7jv), en occupant tout l'espace intérieur jusqu'à la vallée du Cédron.
Lli MONUMENT D'ALEX AN DRE. Voie Douloureuse.
Comme d'ailleurs la deuxième enceinte était hors de portée, les travaux de siège furent immédiatement commencés.
Les Juifs, partagés en deux bandes, résistaient vaillamment du haut de leurs remparts. Jean de Giscala défendait, avec les siens, la tour Antonia et le portique septentrional du hiéron, en face du monument d'Alexandre. Simon, de son (»ôté, occupait avec ses adhérents les abords du monument de Jean, et garnissait toute la deuxième enceinte, jusqu'à la porte auprès de laquelle passait l'aqueduc entrant en ville dans le voisinage de la tour Hippicus*.
Tous, ces détails, d'ailleurs assez précis, s'accordent d'une manière satisfaisante avec le terrain d'abord, et ensuite avec les positions que les deux partis occupaient dès le début du siège. Le monument d'Alexandre n'est, pour moi, quel'édiOcc* très -antique qui se rencontre sur la Voie Douloureuse, en face de la ruelle conduisant k la porte du Haram-ech-Chérif nommée Bab-el-Aêtin. A l'intérieur de cet édifice est établi aujourd'hui un petit cimetière qui, je le crois, ne reçoit plus d'inhumations. Quant à l'aqueduc signalé dans la ligne de défense de Simon, c'est bien certainement l'aqueduc qui amène les eaux du Birket-Mamillah k la grande piscine intérieure nommée Birket-Hammam-el-Bâtrak. Enfin la porte* auprès de laquelle cet aqueduc pénétrait dans la ville était noiî moins certainement Ik où se trouve aujourd'hui le Bab-el- Khalil, ou porte de Beït-lehm.
Parfois les Juifs, franchissant leurs remparts, tentaient 1^ fortune des combats ; mais ils venaient se briser contre la tactique romaine qu'ils ne connaissaient pas ; toujours ils étaient battus et forcés de se réfugier derrière leurs murailles, tandis que, lorsqu'ils se résignaient k défendre celles-ci , ils