‹ Les derniers jours de JérusalemChapitre 69 sur 147 · Bell, Jud.,\, XI · texte numérisé non relu

Bell, Jud.,\, XI

tu LES DERNIERS JOURS

aggeres, témoignant par ce fait de sa volonté ferme de substituer promptement les actes aux paroles. Voici la seule réponse qui fut faite à ces ouvertures généreuses : les Juifs, rassemblés sur les remparts, tout en vociférant les plus terribles malédictions contre lui et contre son père, lui crièrent que pour eux la mort n'était rien, qu'entre elle et la servitude, leur choix était fait ; que tant qu'ils auraient un souffle de vie, ils l'emploieraient à faire le plus de mal possible aux Romains ; qu'ils se souciaient peu de la patrie, eux qui étaient destinés à mourir tout à l'heure, ainsi qu'il le disait lui-même; que, quant au temple, peu importait qu'il pérît, car l'univers en était un bien plus beau ! que d'ailleurs, le Dieu qui habitait ce temple, saurait bien le conserver ; qu'ils avaient ce Dieu puissant pour auxiliaire , et que, forts de celte protection, ils se riaient de toutes les menaces, appelant de leurs vœux les faits, car la fin de toutes choses est entre les mains de Dieu. Voilà la réponse hautaine qu'ils firent, en l'assaisonnant d'injures furieuses*. Et en cela ils eurent tort, parce que jamais les injures ne prouvent rien, et qu'ils avaient d'ailleurs suffisamment pour eux l'inflexible logique des nations' qui ne veulent pas plier sous le joug étranger.

Vers cette époque arrivait à l'armée le jeune Antiochus Épiphane, fils du roi de la Commagène, amenant à Titus un corps nombreux de troupes auxiliaires , et une garde particulière à sa personne et qui était connue sous le nom de Macédonienne. Dans cette troupe d'élite tous étaient du même %e, grands, robustes, sortant à peine de la première jeunesse, armés à l'ancienne mode macédonienne, et très-habiles à tous les exercices de la guerre. Ces qualités particulières leur avaient valu leur surnom de Macédoniens, surnom plus

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