I. AnL Jud., XIIF, xi, 2, QlDelL Jiid., I, in
hiéron intérieur (piixp^ '^^ '^^^ èv^oT^pw UpoD ywvioç). Tous fuyaient devant lui, comme s'il eût été doué d'une force et d'une audace surhumaines ; se précipitant au milieu d'eux, il les renversait de côté et d'autre, tuant tous ceu\ qui lui tombaient sous la main. Titus n'avait jamais assisté à un spectacle plus digne d'admiration, les Juifs à une plus horrible scène de massacre. Mais Julianus, comme Sabinus, était poursuivi par sa destinée, que nul mortel ne peut éluder. Il portait, comme les soldats, des chaussures garnies de clous nombreux et pointus, et, en courant sur le pavé du parvis (>.i6o(rrp<6Tou) *, il glissa et fit une chute. Le bruit que fit son armure, lorsqu'il tombait à la renverse, ramena sur lui tous ceux qu'il avait mis en fuite; à cette vue, un grand cri partit d'Antonia, poussé par les Romains qui le voyaient perdu. Une foule de Juifs le frappaient de tous côtés de leurs lances et de leurs épées. Lui parait la plupart des coups avec son bouclier; plusieurs fois il essaya de se relever, mais il retombait toujours sous la grêle des coups qui lui étaient adressés. Quoique abattu, il blessait de son épée beaucoup de ceux qui l'entouraient. Son agonie fut longue, parce que son casque et sa cuirasse le couvraient partout où il pouvait recevoir une blessure mortelle. Enfin, contractant son cou, lorsque tous ses membres n'étaient plus qu'une plaie, il expira, sans que personne osât venir à son secours. La douleur de Titus fut grande en voyant périr un homme aussi vaillant, sous les yeux de tant de monde. Lui-même aurait voulu courir à son aide, mais le lieu où il était alors ne le lui permettait pas, et ceux qui auraient pu le faire étaient retenus par la peur.
C'est ainsi que Julianus, après avoir lutté longuement contre. la mort, expira en laissant bien peu de ses meur-
4. La présence du mot a lilhostrotos » dans ce passage est intéressante en ce qu'elle commente à merveille un passage des Évangiles.
346 LES DEUNIERS JOURS
triers sans blessure. Ce trépas fut glorieux, non-seulement aux yeux de Titus et des Romains, mais les Juifs euxmêmes l'admirèrent. Après s'être emparés du cadavre de Julianus, ils mirent une seconde fois les Romains en fuite, et les refoulèrent dans Antonia.
Ceux qui se distinguèrent par-dessus tous les autres dans cette journée furent un certain Alexas, et Gyphtœus, tous deux appartenant à la troupe de Jean; parmi les adhérents de Simon, Malachias et Judas fils de Merton, et Jacob fils de Sosas, chef des Iduméens ; enfin, parmi les Zélotes, Simon et Judas, fils d'Ari\
Nous sommes en mesure de fixer la date de cette journée, puisque Josèphe la rattache dans son récit à la mort de Sabinus.
DATBS DATES
MACiDONIBNNBS. DE L'ftRB CH Ri^Tl BN NE. ÉVlÎNBMBNTS DU JOUR.
Panemus 3. Mai
Poursuivons notre récit, en suivant toujours pas à pas celui de Josèphe.
Titus, afin de préparer pour l'armée entière une rampe d'accès facile, donna l'ordre aux soldats qu'il avait avec lui de démolir les fondements d'Antonia. Ayant appris le 17 de Panemus que ce jour-là les cérémonies du culte coutumier *