Bell. Jud,,y\, n
%. Ce Jésus est cilé dans Josèphe (Ant, Jud., XX, ix, 4 et ix, 7) sous le nom de Jésus flls de Gamaliel, et [Bell, Jud., IV, ni, 9, et Vita Josephi, 38) sous celui de Jésus de Gamala. C'est certainement cette dernière forme qui est la vraie, car nous trouvons ce personnage mentionné dans le talmud (Ghittin. 53, a..) sous le nom de « Josua ben Gammala, le grandprètre. »
prêtres, trois fils d'Ismaël qui fut décapité à Cyrène, et quatre fils de Matthias, puis un fils du Matthias qui fut mis à mort avec trois autres de ses fils, par Tordre de Simon fils de Gioras, ainsi que nous l'avons raconté plus haut. Beaucoup d'autres nobles réussirent à émigrer en même temps que les pontifes. Titus les accueillit avec bienveillance, et sachant qu'il leur serait désagréable de vivre au milieu d'étrangers, il les envoya à Gophna, et leur conseilla de s'y établir provisoirement, leur promettant de leur rendre toutes leurs propriétés, lorsque la guerre serait terminée. Ils s'empressèrent de se rendre à la résidence qui leur était assignée, et tous le firent avec joie et en toute sécurité. Puis, comme on ne les voyait plus paraître, les séditieux répandirent de nouveau le bruit qu'ils avaient été mis à mort par les Romains, afin de retenir, par la crainte d'un supplice imaginaire, ceux qui seraient tentés d'imiter leur exemple. Ce mensonge eut le même succès que la première fois, et il empêcha un certain nombre de personnages de s'enfuir de Jérusalem*.
Titus, de son côté, fit revenir ceux qu'il avait envoyés à Gophna, et il leur ordonna de se montrer au peuple avec Josèphe, devant les murailles ; aussitôt un grand nombre de Juifs recommencèrent à passer aux Romains. Se plaçant en groupes en avant des assiégeants^ ils supplaient avec larmes les séditieux d'ouvrir la ville entière à Titus et de sauver ainsi la patrie commune; que si ce parti leur répugnait, d'évacuer au moins le hiéron et de conserver le naos pour euxmêmes. Car ils pouvaient tenir pour certain que les Romains n'oseraient jamais y mettre le feu, sinon en cas d'absolue nécessité. Malheureusement ces prières ne faisaient qu'exaspérer ceux auxquels elles étaient adressées, et après avoir vociféré
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contre les transfuges les plus abominables malédictions, ils mirent en batterie, au-dessus des portes sacrées, des scorpions, des catapultes et des balistes. Il en résultait que toute Tenceinte du hiéron, encombrée de cadavres, ressemblait à un cimetière, et le temple lui-même à une forteresse. Ils parcouraient les lieux sacrés et déclarés inaccessibles par la loi, avec les mains chaudes encore du sang des Gentils ; et ils en vinrent à ce point d'iniquité, que les Romains éprouvaient, pour les Juifs profanant leurs sanctuaires, la même indignation qu'ils eussent ressentie si des Romains eussent commis un semblable sacrilège. Parmi les soldats des légions, il n'y en avait pas un seul qui ne contemplât avec crainte et ne vénérât le naos , en souhaitant ardemment que ses défenseurs vinssent à résipiscence, avant qu'il ne subît un destin irrémédiable*.
Titus, désolé, tenta encore une fois de fléchir Jean et ses compagnons : « Misérables, leur dit-il, n'est-ce pas vous qui « avez protégé vos sanctuaires par cette balustrade? N'est-ce « pas vous qui avez réparti les stèles sur lesquelles est inscrite « en grec et en notre langue la défense pour qui que ce soit « de la franchir? Ne vous avons-nous pas accordé le droit « de mettre à mort quiconque passerait outre, fût-il Romain? « Aujourd'hui, brigands, n'y foulez-vous pas aux pieds des « cadavres? Pourquoi souillez-vous le naos du sang étranger « et du sang de vos frères? J'en atteste les Dieux de ma « patrie, et le Dieu qui jamais a pu tenir à ce lieu, car « maintenant je ne crois plus qu'il y en ait un, j'en atteste c( mon armée et les Juifs qui sont près de moi, j'en atteste « vous-mêmes, ce n'est pas moi qui vous pousse à ces profa- « nations. Changez de lieu de combat, et jamais un Romain