‹ Les derniers jours de l'Acadie, 1748-1758 [microforme]Chapitre 12 sur 67 · Une · texte numérisé non relu

Une

basse justice, sous le nom de comté de Raymond (1), à la charge de relever de $. M. et de porter foi et hommage au château de Louisbourg, sans aucun cens, ni redevance (2).

Permettés que je vous prie encor de joindre à cette concession, 1.500 arpens de superficie, à prendre au-delà du lac qui la borne actuellement, y compris le dit lac, d'un terrain qui n'est certainement point concédé (3).

DU MÊME Louisbourg, le 14 novembre 1752.

J'ai l'honneur de vous donner avis qu'il m'est encor arrivé de la Baie Verte une bonne recrüe, pour milord Clare (4), de dix déserteurs irlandois, dont deux passent par la goëlette la Diane, capitaine Arismendi, qui va mettre à la voile pour aller à La Rochelle ; ce capitaine les remettra au commissaire pour les faire parvenir à M, de Macnemara, Les huit autres partiront dans quelques jours par le navire le Sarnt-Esprit, qui doit aller à Bordeaux: il y remettra pareillement ces huit hommes au commissaire pour les faire passer à Rochefort.

Il nous est aussi arrivé, par la voie de la Baie Verte, six

familles suisses ou alsaciennes, de celles qui sont venües

(1) Quelle extravagance ! Le Roi ira-til créer des haute, moienne et basse justices, tandis qu'il cherche à les éteindre dans tout son roiaume *? (S.) (2) Cette grâce ne fut pas accordée.

(3) R, ne se souvient pas qu'il a écrit à la Cour qu'il étoit nécessaire de diminuer quelques concessions qu'on avait accordées trop étendües. Il a

infiniment plus de terrain qu'il n'en peut défricher ; malgré cela, il demande

encor 1.500 arpens, lue dit pas an Ministre que ce terrain renferme une

hétrière dont il s'imagine tirer grand parti, mais dont l'expérience devroit l'avoir désabusé, (S.)

(4, Colonel d'un régiment irlandais au service de la Frauce

re

cette année à Halifax, et à qui le gouvernement d'Angleterre, qui en fait passer tous les ans un certain nombre, et notamment celles-ci, plus de 1,500 personnes, n'a pas tenu

tout ce qu'il leur avoit promis, Je suis fort aise de cette

circonstance, qui joint au bon accueil que je leur fais,

pourra bien nous en attirer nombre d'autres (1). Nous allons faire placer ces nouveaux arrivés le long de la rivière de Miré et les faire envillager, comme j'ai fait nos habitans soldats dont J'ai eu l'honneur de vous rendre compte et qui s y prennent fort bien.

DU MÊMI Louisbourg, le 24 novembre 1752,

M. Franquet (2) n'a pu finir qu'hier au soir ses mémoires concernant l'augmentation et les réparations à faire aux fortifications du corps de cette place, à celle de la batterie roiale et à l'Isle d'Entrée. Cet ingénieur envoie... Les deux projets qu'il a faits sur ces objets, et donne la préférence à celui par lequel il propose d'établir une redoute sur Cap Noir, qui communiquera avec la place, ce qui avoit toujours été mon avis, car javois dit à M. Franquet de faire un plan en conséquence. Ce dernier déduit fort bien les raisons qui doivent y déterminer et, selon moi, il n'y à rien à y adjouter (3)...

(1) M. du Quesne (*) a fait une grande Faute en convenant, avec M Hoppson, de Jui rendre les colons déserteurs, C'étoit une bonne espèce d'hommes à mettre dans cette colonie, La Cour feroil très bien de rompre un pareil cartel, (S.)

(2) Officier du génie chargé des fortifications de Louisbourg ; brigadier le 31 mai 1704,

(3) il se donne les violons sur l'idée de la redoute du Cap Noir; elle n'est pas de lui. (S.)

(*) Gouverneur du Canada,

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J'ai eu l'honneur de vous mander, dès l'année dernière, ce que je pensois de M, l'abbé Maillard (1), missionnaire; je ne puis que le répéter, et qu'il conduit au mieux les sauvages qui sont confiés à ses soins apostoliques. Il leur a appris à louer Dieu dans leur langue, et à entendre ce qu'ils lui disent, 11 a composé une musique sauvage, et a fait de fort beaux ouvrages sur ces objets...

J'ai eu aussi l'honneur de vous mander combien j'avois lieu de me louer de toutes les nations sauvages (2) qui reçoivent leurs présens de ce gouvernement, que j'avois assisté à la distribution de leurs présens, de leur dance, et au festin extraordinaire que je leur ai fait donner, à l'occasion de la naissance de Mg' le Duc de Bourgogne, tant aû Port Toulouse qu'à l'Isle Saint-Jean, ce qui leur auroit causé tant de satisfaction ( 3), qu'après quelques discours que je leur tins (4) sur la reconnoissance qu'ils doivent au Roi de tous les bienfaits qu'ils en reçoivent continuellement, combien ils devoient redoubler de zèle et de respect pour un bienfaiteur qui les garantit des

(1) L'abbé Maillard — missionnaire des sauvages de l'Ile Royale et d'Antigoniche, vicaire-général de l'évèque de Québec — a été surnommé l'Apôtre des Micmacs, Ses manuscrits, en langue indienne, sont pieusement conservés dans la bibliothèque de la Mission de Ristigouche, (Cf, Auss Gascnaix, Un pèlerinage au pays d'Evangéline , p. 7.)

(2) C'est apparemment par figure de rhétorique qu'il parle en pluriel, car iln'y a que les seuls Mikmaks dans le gouvernement de l'Isle Roiale, (S.)

(3) Elle auroit été plus parfaite s'illeur avoit bien paié les orignaux qu'ils lui avoient attrapé tout en vie, commission qu'il leur avoit donnée, et dont Jeannot, leur chef, n'a pas été remboursé de tous les frais. {(S.)

(4) de ne crois pas qu'il y ait rien au monde de si pitoiable que les propos qu'il leur tint; heureusement, l'abbé Maillard y suppléa. Car ces sau-

vages, quoique grossiers, ont le jugement bon, et n'auroient pas manqué de s'apercevoir des sotises qu'il leur dit. (5.)

pièges de leurs ennemis, qu'ils s'étoient prosternés à mes pieds, ce qui n'étoit jamais arrivé à ces nations (1), pour me jurer une fidélité à toute épreuve pour Sa Majesté, en m'assurant qu'ils ne feroient jamais leur paix sans sa participation, et qu'ils m'avoient témoigné (à) une grande joie de la naissance du Duc de Bourgogne. Je leur ai fait valoir que les présens extraordinaires leurs avoient été donnés à cette occasion, et je vous prie d'étre persuadé que je n'étendrai les grâces pour eux qu'à propos (3), et suivant les circonstances. Ils ont une confiance entière en moi (4)

J'ai apris, depuis, que l'un d'eux, nommé Cop, avoit effectivement été pour faire sa paix à Halifax, et réellement l'avoit faite : les autres l'ont désavoué, et l'on m'a assuré, depuis, que lui-même étoit actuellement détenu en prison à Halifax. Ce sauvage est un ivrogne et mauvais sujet. Je vous demande, dans une lettre commune, des fonds pour la construction d'une église et d'un presbitaire à la mission de M, l'abbé Maillard. Je vous prie de vouloir bien l'ordonner, Les sauvages le désirent ardemment , et rien n'est plus capable de les retenir tous ensemble sous les yeux de leurs missionnaires...

Les Acadiens des environs des Mines m'ont fait une députation de trois de leurs principaux, faisant pour tous

(1) C'est ce dont je doute fort. L'abbé Maillard le lui dit pour le flatter et la vanité l'en persuada, (S.)

(2) On ne doit faire aucun fond sur ces sermens et sur ces protestations,

(3) I n'a pas suivi ce principe en donnant, à propos de bottes, un chapeau bordé en argent, du prix de près de 9 louis, à un assés mauvais sujet qui lui avoit porté des lettres de Heauséjour. (S.)

(4) Je ne sais pas s'il en est persuadé, mais il voudroit le faire croire au Ministre, (S.)

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LES DURNIERS JOURS DE L'ACADIF 71

les Acadiens anciens François : ils m'ont demandé des prètres et m'ont prié d'avoir l'honneur de vous en écrire. Ils me paroissent alarmés de n'en point avoir, mais en méme tems. déterminés à ne point passer sur nos terres de ce pais-ci, que les limites (1) ne soient réglés. Ils m'ont, cependant, fort assuré qu'ils avoient un ferme désir d'être sous la domination françoise; qu'ils ne se lieroient jamais plus qu'ils ne le sont avec les Anglois, et que, lorsqu'ils sauroient quels sont les terrains qui doivent rester à la France, il y en auroit beaucoup qui y passeroient (2).

Je pense que la politique exige qu'on ne leur envoie point de prêtres pour leur donner plus d'envie de repasser plus promptement chés nous: mais, d'un autre côté, il y a bien des ménagements à prendre sur cet article, d'autant plus que, s'ils se voioient privés entièrement des secours spirituels, ces sentimens de religion se per: droient insensiblement ; le fils ne penseroit plus comme le père, et pourroit se livrer entièrement aux Anglois (3);

(1) Je ne sais pas s'il est de la saine politique d'envoier des prètres résider chés eux ; ce n'est pas le moien de les engager à venir s'établir avec nous, Peut-être que si on ne les leur envoioit que de temps à autres et seulement pendant quelques jours, l'éloignement où ils seroient des secours spirituels leur donneroit envie de s'en raprocher, Si on joignoit à cela quelque mission de nos sauvages qui, sans tuer ni massacrer, pilleroient quelques maisons, il est à présumer qu'on détermineroit leur vocation, Au lieu que, tant qu'ils auront des curés chés eux, il ne faut pas se flatter de l'emporter sur le dulcis amor patricæ, ni sur la paresse naturelle de ces peuples qui, se trouvant un établissement tout fait, ne sont pas d'humeur de travailler pour s'en défricher un autre, (S.)

(2) I n'y a aucun fond à faire sur ces promesses, par les raisons cidessus, (S.)

(3) On préviendroit cet accident en faisant ce quiest marqué dans ma

notte de l'autre part, Les qualités qu'on exige de ces prêtres ne sont pas

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tout doit dépendre du choix de ceux que l'on y enverroit. ll conviendroit qu'ils eussent de ces caractères et de ces génies privilégiés, qu'ils fussent fermes dans leurs résolutions et bien instruits sur la façon de se conduire avec les Anglois, pour qu'ils ne leur donnassent aucun soupçon. Ils pourroient, en ce cas, être d'une très grande utilité dans bien des circonstances.

On a perdu à la mort du Père Candide qui avoit été envoié cette année pour être curé, ilavoit fort bier, débuté. I avoit un vrai talent pour la prédication. Son auditoire étoit toujours rempli, j'y allois le plus souvent que Je pouvois (1), il avoit de fort bonnes vues.

Les Pères qui restent sont comme des corps sans âmes, n'y en aiant aucun qui soit en état de les bien diriger. Le Père [sidore, aumônier des troupes, est un de ces bons religieux, rempli de zèle et de charité, excellent pour le métier qu'il fait, mais il est vieux, il n'a nul talent pour la prédication, et point assés, d'ailleurs, pour être supérieur.

Le Père Ambroise auroit bien de ces talents-là, mais 1l est infirme et, d'ailleurs, il ne s'en soucie pas trop. Il est, actuellement, à l'Isle Saint-Jean (2).

Il seroit donc de toute nécessité de faire passer ici, tout le plus tôt que faire se pourra, un religieux qui eût toutes les qualités requises pour bien remplir les fonctions curiales.

aisées à rencontrer. D'ailleurs, il leur seroit assés difficile d'engager les Acadiens à passer de notre côté, sans donner des soupçons aux Anglois. Et n'est-il pas à craindre que ces prêtres même, se trouvaut un établissement tout fait dans un païs supérieur et un plus beau climat que ceiai qu'ils doivent proposer à leurs paroissiens d’habiter, n’y sentent une espèce de répugnance par un retour sur eux-mêmes. (S.) (1) Enfin, il a trouvé le moment de dire au Ministre qu'il va souvent au sermon, évènement bien intéressant pour l'Etat. (S.) (2) Cette isle doit avoir plus de charmes pour lui que Louisbourg, (S.)

fi LES DERNIERS JOURS DE L'ACADIE 7 7 À H Il n'y a point, d'ailleurs, assés de religieux, il en faudroit Évi 4 au moins quatre de plus, pour cette seule colonie. Qu'il lu- il seroit bien important, pour la religion, que le Provincial les À envoyât, avec le curé qu'il destineroit pour remplacer le pes 4 Père Candide, qu'ils eussent de bonnes mœurs et que quellité ques-uns d'eux eussent le talent de la prédication et de ai faire des instructions. Il seroit bien à désirer qu'on püt en are envoier six, qui eussent les vertus dont je parle, on leur té, en renverroit deux des anciens (1), et je pense que la comrie munauté de ces religieux seroit alors très bien composée. Le | Il conviendroit, de plus, qu'ils en envoiassent cinq pour 1 la colonie de l'fsie Saint-Jean, il ne peut point y en avoir Fes moins. L'abbé Le Loutre, qui est à Paris, pourra vous en Le | rendre compte. J'ai vu les lieux et j'ai désigné les paroisses re L indispensables à établir, qui ne coûteront rien au Roi ou le très peu de choses (2), les habitans s'étant déjà construit la 6 leurs églises...

UE ' Les Pères Récollets auroient fort désiré que nous eussions sil rendu une ordonnance pour leur faire paier la dixme des est, morues, Ce qui ne se pouvoit, y aiant plusieurs lettres du Ministre qui le défendent et qui disent que l'intention du out Roi est que cette dixme doit être volontaire, et qu'on ne ites doit ps la rendre autrement, mais seulement qu'ils peuvent les. se la faire paier par insinuation, ce qui se fait, et ils la perçoivent (3).

" les lois. 4 (1) A l'exception du Père Cherubini , on ne feroit pas mal de re: nier le Lcd À reste. Mais la province de Bretagne a si peu de bons sujets , que peui-étre cel 4 perdrions-nous encor au change. (S.) spèce q (2) Qu'est-ce qui les nourrira donc? Car il n'y a point assés de terres S.) défrichées, ni assez d’habitans pour que la dîme ou le casuel fournissent à it au ; leur subsistance, (5) s.) (3) Puisque les Ministres ont décidé sur cette dîme, que dersande donc

S.) SE Raymond * (S.)

DO MEME

Louisbourg, le 22 décembre 1752.

Je joins ici l'état des différentes montres de terre et de mines que j'ai eu l'honneur de vous mander avoir trouvées dans cette isle, ainsi que la souche provenue d'un seul grain qui en a produit, à la rivière de Miré, compte fait devant moi, plus d'11000 (1)

Vous êtes curieux, vous êtes de l'Académie, ce sera pour vous un amusement de faire véririer la bonté de ces terres et leur propriété (2), ainsi que des mines dont vous pourrés faire faire l'analyse, et la souche provenue de ce grain sera une matière de spéculation (3).

Si la montre de Ja mine, qu'on dit être de plomb, en est effectivement, ce seroit une grande richesse (4); elle m'a été donnée par un Anglois qui est déserté dans cette colonie (5), et qui y étoit dans le temps que les Anglois en étoient les possesseurs. Il m'a dit que c'étoit fui, dans ce tems-là, qui en avoit fait la découverte ; il m'a assuré qu'elle étoit abondante, c'est ce que Je saurai plus particulierement l'année prochaine.

Ce que nous avons de certain, et qui va faire un grand

(1) Cela n'est pas vrai, la souche qui a été :nvoiée étoit déjà coupée lorsqu'il la vit à Miré, On n'en compta pas non plus aucuve autre en entier, ce fut seulement par estune qu'on eu jugea. (s.)

(2) Peut-on juger de la qualité d'une terre par une si petite quantité |

(3) Je ne doute point qu'un seul grain n'en pôt produire la même quantité en France, si on le semoitainsi que celui-là dans un jardin. {S.)

(4) Les richesses d'une mine ne se tirent pas toujours de lespèce des mineraux, mais de leur abondance. (S.)

(2) On déserte d'u endroit, et jamais dans un endroit, Quelle expression !

nr % Os LIS DERNIERS JOURS DE L'ACADII 77 a) bien à la colonie, ainsi que je l'ai expliqué dans d'autres 1 dépèches, c'est la terre à brique, dont le maitre briquetier A ne doute nullement de la bonté (1). Il est de retour de la , # Baie des Espagnols, où nous l'avions envoié pour préparer ° 4 de cette terre, afin qu'elle puisse étre mise en œuvre le prin- L 4 } tems prochain, et nous ea avons actuellement de préparée 1 4 pour en faire 8$oo milliers. Nous sçaurons à combien elles j reviendront, en prenant de grandes précautions pour que F ; le tout soit fait avec la plus grande œconomie que faire se D | pourra, ét j'irai moi-même sur les lieux lorsqu'il sera s question de faire mettre en œuvre cette terre (2). ge J'ai su que les pâtés, que Je vous avois envoié l'année dernière, n'étoient point arrivés à bon port. On m'a mandé st qu'on pouvoit en attribuer la cause à la longueur de la a traversée et à quelques avaries qu'ils avoient essuiés. Je ne O me tiens point pour battu, et je vous avouerai que j'ai en fort à cœur de vous faire manger, et au Roi, des perdrix de ce { cette isle qui, réellement, sont d'un goût admirable, plus le grosses que celles de France et d'une grande beauté. Je c- . ris ue quatre pâtés, cette fois, de quatre perdrix chacun (3), dont deux pour vous, et lorsque vous les aurés 1d ouverts, si vous les trouvés assez bons, je crois que la sin- - Fes (1) Hn'est pas douteux que ce seroit un grand avantage pour la colonie , ce L tant pour son usage particulier, que pour en fournir à nos isles de l'Aimérique. Mais, avant de s'entousiasiner, il faut savoir si elle réussira, et à quel prix elle reviendra, H y a déjà longtems qu'on en a fait au Port Toulouse, On fut ensuite obligé d'abandonner cet établissement. (S.) ie | (2) Sa présence y servira-t-elle beaucoup ? J'en doute. Elle ne servira qu'à 1 embarrasser les ouvriers, (S.) hi (3) I y auroit des choses singulières à dire sur ce paragraffe, mais la matière n'en vaut pas la peine. Les deux pâtés qu'il a envoié en 17b1, se ei sont gâtés avant d'arriver à Rochefort , :l en envoie quatre en 1752, Voilà

l'homme,

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