‹ Les derniers jours de l'Acadie, 1748-1758 [microforme]Chapitre 18 sur 67 · SIN ET · texte numérisé non relu

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celle du Canada. Plusieurs raisons m'ont empéché de me

préter à cette proposition, Je sens pourtant bien qu'il

seroit à désirer qu'il püt y avoir une certaine circulation d'espèce pour la facilité des opérations des habitans; et quoiqu'il soit à présumer que l'argent quon y pourroit répandre n'y restéroit pas et passeroit peut-être chés i l'étranger, je me propose d'y destiner, l'année prochaine, si les circonstances le permettent, une certaine somme,

tant pour faire un essai, que pour encourager les habitans ;

| aiés agréable de me mander ce que vous pensés sur cela (1). Au surplus, je vous prie de m'informer aussi de tout ce k qui se passera par raport à ces établissemens dont les progrès sont bien intéressans, tant pour les grains que pour

les bestiaux,

M. DU CAUBET À M, DE SURLAVILLE

À Veskak, ce 1°" d'août 1753.

J'ay reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de À m'écrire en date du 22 juin dernier; } y aurois répondu le plus tôt sans une indisposition que j'ay eu à l'œil et l'atle

tente où j'étois de ja réponse du Père Germain que je

di n'aurois jamais eue si le hazard ne l'avoit fait passer à mon

re poste où il a couché. Sitôt que je le tin$, je lui présentay

un un écritoirs et du papier pour luy demander le recense-

la ment de ses sauvages cv-joint (2). Il me dit qu'il l'avoit déjà

‘@ (1} La monnoie de papier, ainsi que celle de Canada, est sujète à trop

le d'inconvéniens. D'uu autre côté, en augmentant le prix des espèces au-delà {

3 de leur valeur intrinsèque, l'argent n'en passe pas moins chés l'étranger, È qui ne le prend jamais qu'au poids et au titre, Peut-être vaudroit-il mieux id

s'attacher à empêcher exactement l'introduction des marchandises angloises,

F et laisser l'argent sur le pied où il est, (S.) (2) Ce recensement est au nombre des papiers Surlaville, relatifs à # l'Acadie, qui sont déposés à Québec, daus les archives de l'Université Laval,

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fait à la rivière Saint-Jean, mais qu'il l'avoit oublié et qu'il étoit très exact, menterie toute pure. Il m'a donné celui-là, me disant que c'étoit autant que sa mémoire pouvoit luy fournir, qui est un prétexte pour ne pas en rendre un fidèle compte. C'est en vain que j'attends la réponse du Père Lacorne. Vous verrez leur délicatesse touchant la réponse que m a fait M. l'abbé Le Lortre au sujet de sa mission, L'abbé Maynach étant sous lu n'en ayant point une parfaite connoissance, par ce moyen, hors d'état de me satisfaire, ce qu'il auroit pu faire en écolier, si bien que M. l'abbé Le Loutre a extrémement blämé la conduite du Père Germain à mon égard, et me l'a dit à moy-même en personne chez lui, m'assurant que les missionnaires ne sont pas obligés de déclarer le nombre de leurs sauvages et que c'est là l'intention du Roy, et que, s'ils le donnent exact, ce n'est qu'aux gouverneurs généraux et particuliers, Il faut encore qu'ils soient sous la dépendance de ce dernier pour qu'ils le fassent ; encore, bien souvent, n'accusent-ils pas juste, ni à l'un ni à l'autre.

Voilà ce qu'il m'a dit en propres termes, et que, par la même raison, il n'en donneroit nul à aucun officier particulier, mais qu'il s'étoit contenté seulement d'en envoyer un à M. Duquesne et un autre à M. le comte de Raymond, qui sont très exacts, et que ceux qui seront curieux d'en scavoir le dénombrement, n'ont qu'à s'adresser à eux. Voilà le compliment poli qu'il me fit, m'étant transporté chez luy pour cela. Il me dit, de plus, {que} quand on leur envoyoit des ordres pour armer leurs sauvages, que bien souvent ils n'en promettoient que trois cents, ils en faisoient paroître six. Je crois que c'est les présents que le Roy leur donne et les vivres, qui a plus de part à cette politique que tout autre chose, étant eux-mêmes les distributeurs, ce qui appartiendroit aux commandants des postes

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