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LES CANAUX

tandis que les représentants de l'Est, la plupart des hobereaux, rejetaient le canal d'IIerne, avec des argu-

rogrades. Finalement, l'inéluctable néce où l'on était de dégorger le Rheinland.de plus en plus encombré, triompha des oppositions.

Mais si la section du canal de Ruhrort à Herne a été votée et se trouve actuellement à peu «près terminée, l'opposition reste entière pour son prolongement sur Hanovre et sur l'Elbe, grâce à ce qu'elle est renforcée par les intérêts puissants des villes hanséatiques du Nord.

Les difficultés techniques du canal étaient, au premier chçf, la traversée du réseau de routes et de voies ferrées qu'il recoupe ; sa longueur n'est que de 38 kilomètres, au long desquels il rencontre vingt-neuf routes et vingt et une lignes de chemins dt fer, au-dessous desquelles il a fallu construire trente-neuf viaducs. La section la plus difficile est entre Duisbourg et Oberhausen, où l'on a dû, sans interrompre le trafic, déplacer nombre de routes et de voies ferrées, acheter des terrains à des prix exorbitants et démolir des rangées entières d'immeubles tout neufs.

La voie d'eau partant de Herne traverse les agglomérations industrielles de Wanne, Gelsenkirchen, Essen, Oberhausen, entre dans le plus récemment creusé des bassins de Ruhrort, d'où il pénètre jusqu'au Rhin.

En même temps que l'on creusait ce canal, on régularisait le lit de l'Ems, puis on s'efforçait de desservir au plus près les principales houillères et les grandes usines du pays westphalien; c'est ainsi qu'au risque de provoquer des effondrements (qui se sont d'ailleurs

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produits en maint endroit), le canal passe tout à côté de quinze charbonnages qui se trouvent ainsi immédiatement reliés à la voie d'eau.

Tandis que Ton construisait au-dessus du canal pour les routes ou les rails tous ces ponts, dont plusieurs livrent passage à six voies de front, il fallut creuser, en deesous, des voûtes étanches pour un certain nombre de petits cours d'eau. C'est le ciment armé qui a joué le principal rôle dans ces installations.

La nécessité d'approvisionner d'eau le canal a déterminé les ingénieurs de l'Etat prussien à établir une artère secondaire canalisée entre Datteln et Hamm au nord, rejoignant le - Dortmund-Emden qu'elle est chargée d'alimenter, tandis que l'alimentation primitive du Dortmund-Emden est cédée au Rhein- Herne. Ce canal secondaire Hamm-Datteln n'est d'ailleurs que l'amorce d'une autre voie d'eau qui ira à l'est jusqu'à la Weser et au nord-ouest jusqu'à Lippstadt sur la Lippe canalisée.

Le point haut du Rhem-Herne est à 56 mètres audessus du niveau de la mer, son point bas dans le port de Ruhrort est à 22 mètres. Sept écluses rachètent cette dénivellation.

De ce fait, une difficulté nouvelle s'est présentée. Pour éviter que l'eau du canal ne s'enfuît dans la Ruhr, qui lui est en certains points voisine et en contre-bas, il a fallu exhausser, au moyen de plusieurs barrages, le plan d'eau de la Ruhr. On en a profité pour rendre navigable le cours de cette rivière qui ne l'était pas dans cette partie, et on l'a fait communiquer avec le canal.

La longueur du canal est, ai-je dit, de 38 kiloraè<

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