CANAUX IO
nieur de Hambourg, a fait une installation 1 qui donne ultats et qui est destinée à un
développement prochain. Mais tandis qu'elle poursuit ses travaux, deux autres ingénieurs, l'un Allemand, l'autre Hollandais, ont imaginé un procédé de captation et de chute des flux et des reflux, bien supérieur.
Ce système repose sur l'application d'une turbine à axe vertical pouvant se déplacer à volonté en glissant entre des coulisses verticales. Grâce à un système combiné de barrages, de bassins de prise et de biefs d'écoulement extrêmement ingénieux, l'énergie développée par la turbine est constante, aussi bien pendant la montée que pendant la descente de la marée. Il semble bien que le problème soit résolu d'une façon définitive par ce moyen. Dès lors, il n'y a de limites à la force produite, que celle que l'on veut donner aux ouvrages hydrauliques nécessaires. On peut à volonté capter 1 000, 5 000, 5oooo, 100 000 chevaux. Et le prix d'installation est d'autant plus réduit que les hauteurs de marée sont plus fortes.
Sur les côtes allemandes et hollandaises, les marées ne dépassent pas 4 à 5 mètres d'amplitude, tandis que sur les côtes de Bretagne et de Normandie elles atteignent de 10 à 14 mètres. On voit donc que l'utilisation dynamique du flux marin serait trois fois plus intéressante en France que dans la mer du Nord.
Il est assez singulier de constater, malgré cela, que ce sont les Allemands qui étudient la mise au point de cette question, tandis que nous la laissons dortoir.
Quoi qu'il en soit, ceci nous amène à reconnaître, une fois de plus, que notre beau pays est presque en tout le plus privilégié qu'il y ait en Europe. La houille blanche dans les Alpes et les Pyrénées, le flux marin sur nos côtes sont capables de compenser notre infériorité en combustibles fossiles.
Il ne nous manque que de mettre en valeur, comme elles le méritent, nos enviables ressources.