PRÉFACE
çaise, far un groufe d Alsaciens , amis de la France, le Journal d'Allemagne1, dont voici une citation onnefeut mieux à sa place :
(( Malgré les progrès des voies de communication, les peuples ne se connaissent guère que par le journal... Malheureusement , la plupart du temps le journal est une « affaire » qui sert les intérêts matériels de ses éditeurs, désireux d'exercer une certaine action sur le public. Les faits ou appréciations qui 4avorisent ces intérêts sont acceptés, les aut? es sont refoulés ou, pis encore, dérc: Les idées de la majorité des hommes sut les questions dépendent donc, dans une large mesure, delà forme sous laquelle Vintérêt de quelques-uns exige qu elles soient présentées. »
Tant pour servir ces intérêts que, four fiatter le public on ne lui contera donc que les menus faits, et toujours ceux qui présentent V adversaire en ingrate posture. Quant aux gestes puissants, quant à la série des actes qui caractérisent V effort et le développement d'une nation, on les lui laissera ignorer \ puis, si, quelque jour, éclate un êvéneinent, brusquement révélateur d'une situation inquiétante , telle une lumière crue derrière un voile qui se déchire, on se gardera d'en rien conclure.- Deux ou trois semaines de silence, taffaire est oubliée. Seuls, nous restent nos préjugés, enracinés comme des axiomes.
Ainsi l'un des plus vivaces est que V Allemagne nous ferait la guerre si nous ne la tenions pas par l'argent, dont elle manque et que beaucoup de ses ouvriers^