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ohsrrve qu'un organe attire particulièrement les mon* ait un !
« Majs il doit y avoir <Ju uerc 1 I d mis, penset-il ? »»
•lques jours plus tard, des expériences restées célèbres mettaient en évidence la fonction glycogrnique du foie.
Vodà ce que les savants organisateurs du Musée de Munich devraient aussi écrire sur les murs, s'ils veulent se tenir dans la note équitable.
Qu'ils s'enorgueillissent de la méthode pédagogique, la leçon de choses, dont le Deutsches Muséum est la manifestation éclatante, c'est justice; mais sont-ils bien sûrs de l'avoir inventée ? Qu'on relise la préface des Fables de La Fontaine :
« Dites à un enfant que Crassus, allant contre les Parthes, s'engagea dans leur pays sans considérer comment il en sortirait, que cela le fit périr lui et son armée. Dites au même enfant que le renard et le bouc descendirent au fond d'un puits pour y éteindre leur soif : que le renard en sortit s'étant servi des épaules et des cornes de son camarade, comme d'une échelle; au contraire le bouc y demeura pour n'avoir pas eu tant de prévoyance. Je demande lequel des deux exemples fera le plus d'effet sur cet enfant. »
N'est-ce pas là une leçon de choses, vieille de deux cent cinquante ans et bien française, à moins que les pangermanistes ne s'avisent — avec eux il faut tout craindre — de démontrer que le bon La Fontaine était de race allemande.
Ce que nul ne saurait réfuter, c'est que la France est le berceau de personnalités remarquables, de génies
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inventifs, d'esprits éblouissants, mais isolés ; par contre les collectivités y sont, sinon médiocres, du moins sans cohésion, à moins qu'elles ne se résolvent à obéir à quelque chef de mérite supérieur, auquel cas elles accomplissent des merveilles. Les Allemands, individuellement moins bien doués, leur opposent le faisceau d'une organisation qui est devenue incomparable.
Le Deutsches Muséum, comme entreprise d'enseignement national, n'aura tout son épanouissement que lorsqu'un cadre grandiose l'aura mis en pleine valeur.
L'empereur a posé, au printemps de 1906, la première pierre d'un monument qui s'élève, aujourd'hui presque achevé, dans une île de l'Isar, qu'il occupe tout entière. Cet édifice, on nous le dit, sera, le plus grand musée scientifique du monde entier; il couvre une surface de 4000 mètres et l'ensemble des salles d'exposition mesurera 23 000 mètres carrés. Il aura pour annexe une autre construction qui renfermera une bibliothèque, des collections de dessins et de photographies et un hall de lecture, plus une grande salle de conférences, ainsi que des laboratoires de démonstrations et de démontages d'appareils.
Une remarque est nécessaire à propos des récents musées et collections dont, avec une inconcevable rapidité, les villes allemandes s'enrichissent. Sans doute, ils n'ont pas pour cadre la majestueuse ordonnance d'un Louvre ou d'un palais de Versailles, mais ils jouissent par contre d'aménagements «tttement appropriés à leurs destinations. Lorsque les Valois
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et Louis XlV bâtirent leurs admirables palais, ils n'avaient pas en vue d'y loger des tableaux de maîtres ou tl les de locomotives, mais eux-mêmes et leur suite chamarrée, de courtisans et de soldats On ne saurait soutenir que, détournées de leur bue, ces demeures présentent des conditions idéales de distribution, d'éelairement et de proportions pour des collections artistiques ou autres. Ces conditions, que les Allemands remplissent avec un art ou plutôt avec une science minutieuse, ajoutent singulièrement à la valeur des objets et à la facilité de les examiner. A cet égard, le Deutsches Muséum, dont l'inauguration est prochaine, tendra vers l'absolue perfection.
La construction seule de cet édifice, dont la ville a offert l'emplacement, aura coûté 10 millions de marks. Comment cette somme, augmentée du prix énorme des collections, a-t-elle pu être réalisée? La ville de Munich a donné i million de marks, le gouvernement bavarois 2 millions, l'Empire 2 millions et c'est tout.
J'ai sous les yeux les comptes rendus annuels de cette entreprise depuis l'origine. Il est des personnes qui se flattent, à la lecture du bilan commercial d'une société, de découvrir le caractère de son directeur. Sans jouir d'une telle pénétration, on peut déduire de la lecture de ces comptes rendus des observations de la plus haute portée.
D'abord* elle nous montre un peuple uni et où la centralisation ne règne point en maîtresse, puisque le Deutsches Muséum, œuvre nationale, n'est point réigé à Berlin, ni même en Prusse, mais dans la prin-
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cipale ville des États du Sud, en Bavière et tout le monde, le roi de Prusse le premier, accepte et patronne cette initiative.
On l'accepte si franchement que les souscriptions privées, affluant de tous les points de l'Empire, s'élèvent à des chiffres qui ont bien lieu de nous stupéfier. Et c'est sur ces souscriptions que l'on a compté pour commencer et poursuivre l'œuvre, alors qu'on avait pour assurée à peine la moitié de la somme nécessaire à la construction du seul bâtiment.
A la fin de 1910, le nombre des souscripteurs, en dehors des sociétaires dont il sera fait état plus loin, s'élevait à 724 ; parmi eux se trouvent 3 souscripteurs de 100 000 marks chacun, 1 de 80000, 1 de 60000, 1 de 40000 ; puis 22 souscripteurs de plus de 10 000 marks; en somme 2260000 marks avaient été gracieusement offerts.
A cette somme il faut ajouter les cotisations annuelles des sociétaires, très variables, puisque certains se sont engagés à verser chaque année 3oo, ï 000 et même 6 000 marks, tandis que le commun des mortels paye i5 ou 20 marks. La ville de Munich contribue en outre pour i5ooo marks, la Bavière et l'Empire pour 100 000.
Les visites des collections actuelles apportent aussi leur contingent; bien que le prix d'entrée ne soit que de 20 pfennigs, il constitue un revenu croissant qui est annuellement aujourd'hui de près de 80 000 marks.
Les rapports officiels ne trahissent pas là moindre inquiétude ■ au sujet de la situation financière; ils disent simplement que l'opinion publique ayant accueilli avec beaucoup de faveur cette création,
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